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vendredi 19 avril 2013

[Lecture] Méto (trilogie), Yves Grevet



Résumé du T1 (pour ne pas spoiler tout) :

Soixante-quatre enfants vivent coupés du monde, dans une grande maison à l'organisation très stricte. Chacun d'eux sait qu'il devra en partir lorsqu'il aura trop grandi. Mais qu' y-a-t-il après la Maison ?

Mon avis :

Je m'étais plus ou moins promis d'arrêter les chroniques de lecture sur le blog (parce que je ne suis pas critique littéraire, comme le libellé de cette catégorie là-bas en dessous le précise chaque fois) donc je vais faire court, parce que j'ai quand même envie de vous parler de Méto, la trilogie d'Yves Grevet : 

C'est de la bonne.

Voilà. C'est mon avis court et concis.

J'avais croisé l'auteur (très gentil) au salon de Lyon 3ème et hésité (il y avait une superbe intégrale avec des dessins en bonus et tout). Finalement, mon budget et ma PAL avaient gagné. Mais quand j'ai à nouveau croisé les bouquins à la biblio... j'ai craqué. Et j'ai dévoré chaque tome avec grand plaisir (maintenant, je regrette drôlement de ne pas avoir craqué sur une intégrale dédicacée [mais je l'aurais un jour !]).

Ça m'a fait penser par moments à "De l'autre côté du mur" d'Agnès Marot (à paraître, mais moi, je l'ai bêta-lu, nananère !!!). J'y ai surtout retrouvé des aspects qui m'avaient plu dans Hunger Games ou Uglies, mais avec un héros masculin et un rythme assez différent (plus proche de ce que j'aurais pu écrire moi). En gros, c'est une histoire que j'aurais aimé écrire mais qui est suffisamment loin de mes propres thèmes pour savoir que je ne l'aurais jamais fait !


J'ai tout particulièrement adoré décrypter les énigmes, et le principe des lits qui "craquent"... à découvrir !

mardi 5 mars 2013

Reprise

Alors, en fait, j'étais en vacances (au ski, c'était bien, merci, mais j'ai mal partout). Je dois dire que c'est rare, mais j'ai complètement fait le vide dans mon esprit pendant une semaine. Et quand je dis complètement, c'est complètement. C'est à dire que même mes bouquins en cours ou en réflexion sont restés dans mes valises !

Du coup, le retour est un peu dur !

L'avantage, c'est que je n'ai pas *trop* de dead-lines, donc je peux reprendre les projets les uns après les autres dans l'ordre, en prenant le temps de les faire bien. Heureusement, j'avais fait une to-do-list avant de partir (j'adore les listes).

Sinon, j'ai bouquiné (mais je crois que je ne ferais pas de fiches cette fois-ci).

Le tome 2 de Cherub de Robert Muchamore (toujours aussi bien)

"L'ami de toujours" de Xavier Mauméjan (une bonne idée, mais des points auxquels je n'adhère pas à 100%)
"Les moelleuses au chocolat" de Silène, petit recueil de nouvelles gourmandes d'un érotisme soft !

Et j'ai commencé "Les derniers parfaits" de Paul Beorn qui, pour l'instant, et malgré la police toute petite, me plait beaucoup !


Et, sinon, rendez-vous ce week-end à Meyzieu pour le festival des Oniriques ! Ça promet d'être vraiment bien, venez !

lundi 21 janvier 2013

[Lecture] Le maître des hybrides, Krine 3, Stéphane Tamaillon


Résumé : Londres, 1891. Hector Krine, anéanti par la mort de son fils, peine à reprendre le cours de sa vie. Une nouvelle affaire le met sur la piste de Charles Lungri, un forcené en fuite qui pourrait bien être Jack l’Éventreur en personne. Aidé de la déesse Bastet et de l’écrivain Rudyard Kipling, le détective découvre bientôt les monstrueuses expériences qu’un savant fou orchestre sous la ville. Dans les ruines d’une cité antique oubliée se terre un péril qui menace d’engloutir la civilisation. 
Une troisième enquête, celle de tous les dangers, pour Hector Krine. 

« S’il se trompait, Krine mourrait et plus rien ne pourrait empêcher le chaos de déferler sur la Terre. Ce serait alors l’humanité tout entière qui brûlerait sous le règne d’un sorcier réincarné en démon de braise. »  

Mon avis : Après Frankenstein dans le T1, Dracula dans le T2, on retrouve dans ce tome des références (non déguisées) au "Livre de la jungle". Personnellement, je souris beaucoup en voyant se côtoyer des personnages d'autres fictions, leurs auteurs, et les héros de ce cycle (ça a un petit côté jubilatoire).

C'est l'équivalent d'un film d'action, mais en livre, et ça fait le même effet : on suit l'enquête, on s'en prend plein les mirettes, on ne voit pas venir certains twists de l'histoire... même si, après coup, on se demande pourquoi là ou là les héros ont agit comme ils l'ont fait (s'ils prenaient le temps de se poser pour réfléchir... ou, au contraire, qu'ils fonçaient parfois pour se sortir des ennuis avant d'en discuter...). Mais ce n'est pas une lecture pour philosopher : on se laisse prendre par l'action et ça fonctionne, c'est ça l'important.
Un bémol sur les notes de bas de page (mais c'est juste parce que j'y suis allergique d'une manière générale).

En conclusion, c'est, selon moi, une bonne fin pour cette trilogie autour d'Hector Krine et Matthew (mon personnage préféré). Chaque tome a ses références, ce qui en fait des histoires vraiment différentes, mais ils se déroulent dans une ambiance commune qui forme un tout cohérent où les personnages évoluent.
À lire si on a aimé les deux premiers !

dimanche 13 janvier 2013

[Lecture]La cité des Anciens V et VI, Robin Hobb

"Les gardiens des souvenirs", La cité des anciens V

Résumé : Les gardiens des dragons sont bloqués sur la rive du fleuve du désert des Pluies qui fait face à Kelsingra, la légendaire cité des Anciens. Seule Gringalette, la dragonne de Kanaï, est capable de voler, et Alise Finbok l'utilise pour visiter la cité et tâcher d'en révéler les mystères avant que l'afflux probable de prospecteurs ne la dénature et n'en chasse les fantômes.
Pendant ce temps, Leftrin est reparti sur le Mataf à Cassaric pour refaire des provisions, et les gardiens luttent pour survivre et pour fournir de quoi manger à leurs dragons, incapables de se débrouiller seuls, et peu enclins à faire les efforts nécessaires pour gagner leur autonomie. Les tensions s'accroissent entre les grandes créatures, à demi infirmes mais pleines d'une morgue propre à leur espèce. Cependant le désert des Pluies n'est pas leur seul ennemi ; les envoyés du duc de Chalcède, en quête d'organes de dragons pouvant sauver leur maître, se rapprochent...

Mon avis : J'avais été presque surprise de découvrir cette suite (parce qu'il y a une vraie fin au tome 4, enfin, pour moi) mais j'ai replongé dans l'univers avec plaisir. Petit bémol sur ce tome : de petits soucis chronologiques qui n'aident pas à suivre, peut-être une erreur de prénom à un moment, une impression de répétition des idées un peu trop présente... bref, ce n'est pas le meilleur tome.
J'avoue que du côté "auteur", quand je vois le temps et l'énergie que je passe à structurer mes romans, ça me fait toujours mal au coeur de voir les tomes découpés comme ça (même si - pour en avoir discuté directement avec Robin Hobb, hiiiiiiii - elle accepte le truc parce que visiblement, le texte gonfle beaucoup en français). Bon, perso, je ne rechignerais pas à un tome plus cher, mais complet, même s'il ne sort que plus longtemps après, hein ! Mais je ne suis pas décisionnaire ^^
Donc, un petit tome introductif pour la suite... que j'ai pu enchaîner tout de suite !

"Les Pillards", La cité des Anciens VI


Résumé : Dans la fabuleuse cité de Kelsingra, Alise consigne pour la postérité toutes les merveilles qu'elle découvre, car elle sait qu'une fois le monde informé des trésors que la cité recèle, plus rien ne sera comme avant. Déjà des rumeurs sur sa découverte courent dans le désert des Pluies et atteignent des oreilles cupides à Terrilville et au-delà ; aventuriers, pirates et chasseurs de fortune accourent pour piller le lieu, y compris Hest Finbok, le mari d'Alise... 
Au même moment, Selden est prisonnier du duc de Chalcède, qui le voit comme un homme-dragon dont la chair et le sang peuvent guérir miraculeusement sa santé défaillante. Qu'est devenue Tintaglia, la grande dragonne bleue, à l'heure où sa présence est le plus nécessaire ? A-t-elle abandonné son bien-aimé Selden et les dragons mal nés ? Ou reviendra-t-elle elle aussi s'approprier les merveilles de Kelsingra ? 

Mon avis : Ah ben voilà ! Là, on y est ! Il faut vraiment voir les tomes V et VI comme un seul et même volume qui continue, je pense.
Ici, on retrouve des personnages vus dans "Les aventuriers de la mer" (Malta, Reyn et Selden, entre autres) ce qui est franchement super (ils gagnent encore un ou deux crans dans leur évolution déjà importante dans le cycle précédent).
Le rythme est (re)lancé, et là, on voit bien qu'il va encore y avoir deux tomes (au moins !) pour boucler l'histoire (et de belle façon !).
Vivement !

Par contre, une chose est sûre, j'attendrai d'avoir les deux pour les enchaîner...

samedi 1 décembre 2012

[Lecture] L'Après-dieux, Maëlig Duval


Résumé : Albert Vaclau est fonctionnaire au bureau de la reconstruction.
Il évalue de 1 à 5 les dégâts de la guerre civile dans les villages à reconstruire.
Il classe les organisations non gouvernementales de 1 à 9, selon leur niveau de sédition.

Mais quand il rencontre Eva et son fils, il doit se rendre à l’évidence : aucune échelle de valeur ne peut s’appliquer à eux.

Mon avis : Si je vous avais parlé de cette novella, il y a quelques mois, j'aurais sans doute surtout évoqué cette ambiance d'après-guerre qui reste en tête, qui imprègne le lecteur, et qui est l'essentiel de ce que je retenais après ma bêta-lecture faite dans le cadre du cycle CoCyclics. J'aurais bien sûr parlé du style de Maëlig, dont je suis fan depuis longtemps : elle sait toucher juste, avec des petits détails qui rendent chaque action plus vraie que nature.

Mais j'ai quand même voulu relire ce texte, maintenant devenu un "vrai" livre, avant d'en parler ici. Alors, j'ai redécouvert cette histoire dans toute son ampleur et j'ai été touchée au cœur par cette question : comment réagir quand on a côtoyé des dieux toute sa vie et qu'il faut maintenant vivre sans eux ?
Les personnages ont chacun leur vision de cette question et on les suit avec intérêt dans leur quête d'espoir dans un monde en reconstruction. L'air de rien, on réfléchit au passage à comment on réagirait à leur place... Et, surtout, on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour avoir le fin mot de l'histoire. C'est touchant, juste et profond.

Pour conclure, je dirais que c'est un livre qui donne envie de manger de la brioche...

À lire !

lundi 26 novembre 2012

[Lecture] Rose-thé & gris-souris, Marie-Catherine Daniel


Résumé : "Elle, c’est Gertrude. Y a pas idée d’avoir un tel nom et ça lui pose problème depuis la maternelle. Il y a peu, elle a décidé qu’en fait, c’était pas son vrai nom. Elle a décidé que son vrai nom, c’était Cunégonde. Elle a un humour particulier, Gertrude. 
[...] 
Lui, c'est Dégage. C’est un chien bien élevé, alors quand on l'appelle, il obéit : il va planquer sa gale dans les cartons sous l'auvent. Il y a encore l'odeur de ses colocataires. Mais à peine désormais, parce que les humains ont arrosé l'endroit avec leurs produits détergents mais aussi parce que tous les vieux cartons ont disparu avec la meute." 

Rose-thé et gris-souris est l'histoire d'une jeune femme blessée par la vie qui, grâce à l'optimisme tenace d'un chien en quête d'amour, finit par accepter de s'ouvrir à son entourage. 

Bouleversants de tendresse l'air de ne pas y toucher, les personnages singuliers et attachants de Gertrude et du chien Dégage ne laisseront personne indifférent.


Mon avis : Voilà une histoire douce amère, comme on dit. Douce, pour le temps d'apprivoisement des personnages entre eux. Amère, par des douleurs pas faciles à surmonter. 
Mais drôle aussi, par son ton. Tendre. 

J'aimais déjà le style de Marie-Catherine, que j'ai rencontrée via CoCyclics, et que j'ai eu l'occasion de bêta-lire sur d'autres textes. Celui-ci, je l'ai découvert en "vrai livre" directement et, s'il m'a fallu quelques minutes pour me rappeler que je n'avais pas à le bêta-lire (ça me fait ça souvent ^^), je me suis vite laissée emporter dans cette histoire, cette tranche de vie, où l'on alterne les points de vue de Gertrude et Dégage.

J'avoue que les animaux sont particulièrement bien mis en valeur, on se fond dans leurs points de vue avec une très belle justesse (moi qui suis plus chat que chien, j'ai beaucoup aimé l'introduction de Maîtresse dans l'équation ^^).

Mais l'âme humaine est également mise à nu, sans lourdeur, avec juste ce qu'il faut de mystère pour qu'on plonge avec les personnages pour "tout savoir" sur eux, comme de nouveaux amis rencontrés...

Bref, une belle lecture à découvrir et à partager !

mercredi 21 novembre 2012

[Lecture] Michael Tolliver est vivant, Armistead Maupin (Chroniques de San Francisco 8)





Résumé : Aujourd’hui, Michael Tolliver est plus vivant que jamais. Il a rencontré l’amour, et mène une vie heureuse au côté de son jeune mari. Mais la maladie ressurgit, et Michael doit choisir entre les deux femmes de sa vie : ira-t-il au chevet de sa mère biologique, qui refuse depuis toujours son homosexualité, ou choisira-t-il San Francisco et Anna, sa mère spirituelle, qui souffre et réclame sa présence ?


Mon avis : J’ai découvert les chroniques de San Francisco il y a pas mal d’années maintenant et je me souviens avoir dévoré chaque tome avec un plaisir boulimique de retrouver des personnages qui devenaient des amis, et une ambiance d’un autre temps. 

J’ai toujours été curieuse de certaines époques dont les 60’s et les 70’s [bien plus que d’autres périodes historiques plus anciennes (je n’ai pas de vraie passion pour l’Histoire avec un grand H)]. Peut-être parce que ce n’est pas si loin de ma naissance et qu’à quelques années près, je me serais retrouvée confrontée à une autre culture, d’autres mœurs… bref, vous voyez l’idée (j’avoue donc au passage ma fanitude absolue pour la série « That 70’s Show » dont il faut absolument que je me fasse offrir les DVD car il y a trop longtemps que je n’ai pas eu ma cure annuelle de pattes d’eph).

Donc, les Chroniques de San Francisco qui – pour ceux qui l’ignorent couvrent plusieurs décennies où l’on suit les mêmes personnages, leur évolution et leurs interactions – m’avait déjà transporté des 70’s à la fin des 80’s. J’avais un souvenir global des 6 tomes (avec certaines scènes bien en tête, et d’autres qui s’étaient déjà effacées de ma mémoire). Là, la suite commence dans l’Amérique post 11 septembre (relativement contemporain, donc). On retrouve tout de suite la patte d’Amisted Maupin (dont j’avais aussi lu « une voix dans la nuit » mais dont la chute m’avait un peu déçue), et on est tout de suite plongés dans le quotidien de Michael Tolliver, personnage dont je me souvenais surtout pour son concours de danse en slip dans un bar quand il était tout jeune. Là, il a… autour de 60 ans. Tout de suite, l’image mentale n’est pas la même !

À un moment, je me suis dit : « attends, tu es en train de lire les aventures d’un soixantenaire, gay, séropositif, sous trithérapie, dans l’Amérique de Bush… » Y avait-il profil plus éloigné que moi, mère de famille trentenaire en bonne santé dans ma banlieue lyonnaise ? « Ce n’est pas de la littérature blanche, en fait, c’est de la fantasy !!! »

Ma seconde réflexion, c’était ce souvenir marquant que chaque tome précédent des Chroniques de San Francisco comportait (au moins) un mort. Alors j’étais tendue, parce que ça me faisait un peu mal d’avance de perdre des personnages à peine retrouvés après une si longue absence. (je confirme que j’ai versé une petite larme, même si ce n’est pas forcément là où on s’y attendrait, vu que c’est à l’annonce du décès d’un personnage qu’on ne verra donc pas du tout dans ce tome, et dont on apprend « ce qui s’est passé » pendant les vingt ans entre le tome 6 et le 7. M’enfin, c’était mon personnage préféré !

En refermant le bouquin, j’ai eu l’impression d’avoir passé un bon moment, d’avoir pris plaisir à retrouver ces personnages, mais qu’il n’y avait pas vraiment d’histoire à proprement parlé. C’est un voyage, quelques mois dans une vie, et c’est très bien comme ça. Le message d'ouverture d'esprit et de tolérance passe magnifiquement, sans besoin de grosses pancartes lumineuses : on sent que c'est simplement une conviction profonde de l'auteur qui nous fait partager un peu de quotidien (romancé).

Le résumé de quatrième de couv’ promet un choix déchirant, le lecteur sait très bien dès le début que ce ne sera pas l’enjeu du roman, mais on ne lit pas ce roman pour ça.

J’ai vu qu’il y avait un huitième tome, « Mary Ann en automne »… je le lirai avec plaisir pour prolonger encore le voyage auprès de ces personnages.

vendredi 2 novembre 2012

[Lecture] 100 jours en enfer, Cherub 1, Robert Muchamore


Résumé : James n’a que 12 ans lorsque sa vie tourne au cauchemar. Placé dans un orphelinat sordide, il glisse vers la délinquance. Il est alors recruté par CHERUB, une mystérieuse organisation gouvernementale. James doit suivre un éprouvant programme d’entraînement avant de se voir confier sa première mission d’agent secret. Sera-t-il capable de résister 100 jours en enfer… ?

CHERUB, un département ultrasecret composé d’agents âgés de dix à dix-sept ans. Des professionnels rompus à toutes les techniques d’infiltration et de renseignement mais des enfants donc… des espions insoupçonnables !

Pour raison d’État, ces agents n’existent pas.

Mon avis : J'avais entendu parler de ce roman suite à une rencontre avec une classe de 3ème, l'année dernière (ils m'avaient dit qu'ils adoraient). J'avais donc hâte de le lire pour me faire mon avis.
Bilan ? C'est excellent. Très bien rythmé, un style très agréable, des personnages bien caractérisés, qui sonnent 'juste'... Super. Je l'ai lu en trois fois, du fait de mon emploi du temps, mais j'aurais pu le lire d'une traite sans problème.
Les 15% de la fin semblent un peu décalés (comme une nouvelle histoire dans l'histoire), mais ça passe quand même pas mal (et effectivement, c'est logique de mettre quand même une petite mission dans le premier tome, même si, vu le titre du tome, l'essentiel se sont les fameux 100 jours).

Une belle lecture !

mardi 18 septembre 2012

John Truby et moi

(Je râle, j'avais préparé un super post-it avec tout plein de sujets à aborder dans le blog, et je ne remets pas la main dessus... heureusement, celui-ci, je m'en souviens).

Donc, aujourd'hui je vais vous parler de ma relation avec John Truby, de ses hauts et de ses bas.

John Truby, c'est l'auteur de "L'anatomie du scénario", l'une des bibles dans le genre bouquin qui décortique les techniques d'écriture. J'ai eu l'occasion de le lire en plusieurs fois, par petits bouts, il y a quelques mois.


D'abord, ça m'a gonflée, je dois dire. Le ton employé, très "Il faut que..." "Vous devez obligatoirement..." "si vous ne faites pas ça, votre histoire ne peut pas fonctionner" m'a énervée (d'où la lecture par petits bouts, car j'ai d'abord reposé le bouquin sans aller très loin). Il faut dire que j'avais les fedeylins en tête et, d'après Truby, je n'ai pas fait grand chose comme il fallait ^^. Ni sur les yeux de l'aigle, d'ailleurs. J'avais envie de me lancer dans "Ascenseur pour le Futur" et ça me bloquait plus qu'autre chose (donc j'ai posé le bouquin, et j'ai écrit).

Ah oui, ce qui m'énervait aussi, c'est sa façon de dénigrer la structure en trois actes (alors qu'en fait, il l'utilise aussi, si on regarde bien) et, surtout, sa façon de décrire Star Wars : 
"Alors qu'une princesse court un danger mortel, un jeune homme utilise ses qualités de combattant pour la sauver et vaincre les forces maléfiques d'un empire galactique."
Ce qui n'est pas du tout (surtout la partie soulignée), la façon dont je perçois cette histoire (dont je suis fan. Je vous ai dit que j'ai commencé l'écriture via une Fanfiction Star Wars ? Non ? Eh bien, maintenant, vous savez).

Donc, je suis partie du principe que la méthode de Truby ne me convenait pas. Ce qui n'est pas grave, dans l'absolu (chacun puise dans les différentes méthodes qui existent... ou fait au feeling).

Sauf que, plus tard, quand j'ai commencé à réfléchir au "Premier", j'ai rouvert "L'anatomie du scénario" et là - était-ce parce que j'étais sur une histoire en construction, ou simplement parce que ce que je lisais un peu plus tard dans le bouquin me parlait davantage ? -  j'y ai trouvé des choses intéressantes (surtout sur l'emploi des symboles et les fameuses 22 étapes à suivre dont-on-peut-changer-l'ordre-mais-pas-trop-sinon-on-risque-de-se-planter).

Bref, pour le coup, ça m'a aidé à enrichir l'histoire, à trouver des liens logiques où il en manquait... Plutôt positif, donc.

J'ai complété avec des recherches et quelques étapes de la méthode flocon qui m'avait bien convenu pour Les yeux de l'aigle et Ascenseur pour le Futur, et je me suis retrouvée avec un plan de bataille qui tenait la route.

Sauf que, pour la première fois, je n'ai développé qu'une trame chapitre par chapitre (et non pas en détaillant 4 ou 5 points par chapitre en plus comme je le faisais avant).

Là, j'ai écrit presque 50 000 signes (c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup, tout ça) et je me retrouve bloquée (pas un vrai blocage, hein, juste un truc qui me manque pour aller du point A au point B et qui fait que je tourne autour de mon prochain chapitre au lieu de me lancer dedans). Je pense qu'avec une trame plus détaillée, je n'aurais pas eu ce problème.

Tout ça pour dire que : lire Truby, ça peut être intéressant MAIS ça ne convient pas à tout le monde tout le temps ET ça ne devrait pas remettre en cause nos propres méthodes qui fonctionnent. Aider, ajouter des points, oui. Remplacer, non.

Voili, voilou (a+ dans le bus, tout ça). Ne vous en faites pas, je vais gérer ce petit blocage... Mais, au passage, j'aurais partagé quelques réflexions ^^

mercredi 12 septembre 2012

PAL post convention

Ce week-end a eu lieu la convention annuelle du collectif CoCyclics (ou comment passer trois jours de bonheur à parler écriture, dire des bêtises, et faire le plein d'énergie pour un moment !). 

J'ai eu l'occasion de raconter l'histoire du "Premier" et mon petit coeur a battu bien fort quand mes collègues auteurs ont validé l'originalité et la solidité du synopsis. Ouf ! Du coup, bien boostée, j'ai commencé la rédaction. Le chapitre 1 est terminé, le 2 en cours : ça avance pas mal.
Bon, c'est un projet long, donc il faudra du temps, mais ça y est, je suis lancée !

Sauf que... 

Moi qui avait bien descendu ma PAL (il me reste des bouquins que je repousse depuis longtemps, et que je comptais repousser encore), je reviens de mon week-end avec 8 nouveaux romans dont 5 (!) sur les vampires (que j'aurais aimé lire avant d'écrire "Le Premier"). Mais comme je n'arrive pas à lire et à écrire en même temps (vous le savez maintenant, depuis le temps que je le répète !) eh ben... je crois qu'ils vont devoir attendre !

vendredi 31 août 2012

[Lecture] De Sang et de Larmes, Lunardente T2, Thomas John


Résumé : Retour au cœur de la Cité Noire. Une cité régie par des sorciers aux pouvoirs déclinants. Une cité où toutes les sept nuis, lorsque les lunes se confondent, la mort hante les rues et emporte les défunts. Une cité d'aventures épiques, d'amours et de mort. Plongez toujours plus loin dans les tréfonds des intrigues de la Cité Noire où Ao, Kroll et Perceron devront se battre pour survivre… 

Mon avis : J'avais beaucoup apprécié le premier tome "La Cité Noire" (voir mon avis rapide ici), même si je l'avais trouvé trop sombre par rapport à ce que j'aime d'habitude. Là encore, j'ai eu l'impression que ce n'était pas "ma came" dans le sens où il y a un important complot politique et moult personnages à suivre (ça me rappelle en un sens le Trône de Fer, auquel je n'ai pas accroché plus que ça...).
Mais, finalement, je pense que je suis davantage entrée dedans que dans le premier tome. Je n'ai pas eu besoin de lire en me cachant entre mes doigts, cette fois-ci ^^

C'est pêchu, on a envie de savoir la suite, on tremble avec les personnages, et, vu le nombre de morts, on se demande toujours lequel sera le prochain à y passer ^^
Les révélations fonctionnent bien, avec juste ce qu'il faut de pistes pour que le lecteur se fasse sa propre opinion et jubile s'il a raison.

Si je devais désigner mon personnage préféré, je pencherai pour Ryniver, je pense.

Par contre, un bémol : j'avais été très touchée par la mort d'un personnage dans le premier tome, et, même si c'est plutôt bien amené, je n'ai pas aimé que ce personnage revienne. Idem pour un autre, presque mourant au départ, qui guérit, et qu'on tue juste après... mouais. Je n'aime pas qu'on joue avec mon petit cœur de lectrice : si on me trompe sur la mort de l'un, je mets en doute toutes les autres morts.

Bref, il y a des évolutions auxquelles je n'adhère pas à 100% mais je suis quand même très impatiente de lire la suite !

mardi 28 août 2012

[Lecture] Entretien avec un vampire, Anne Rice





Résumé : De nos jours, à la Nouvelle-Orléans un jeune homme a été convoqué dans l'obscurité d'une chambre d'hôtel pour écouter la plus étrange histoire qui soit. Tandis que tourne le magnétophone, son mystérieux interlocuteur raconte sa vie, sa vie de vampire.

Mon avis : Comme vous le voyez, encore une fois, je rattrape un retard dans la lecture de "classiques" SFFF. Mais, cette fois-ci, ce n'est pas seulement pour ma culture personnelle : c'est aussi pour compléter mes recherches pour "Le Premier" [attention, info exclusive pour le blog : oui, il sera question de vampire(s). Mais pas que. Heureusement que je n'avais pas dit "jamais", hein !]. 
Donc, c'est un peu de la documentation, ce roman (ce qui a déjà été fait et comment autour de la mythologie du vampire). 

J'avais revu le film moins de 15 jours plus tôt, et, du coup, j'ai joué au jeu des différences sans chercher à savoir si le livre était bien (ou pas), me plaisait (ou pas). Je n'ai donc pas d'avis particulier sur ce livre (je ne peux pas bondir de joie en disant que c'est génial, ni trouver ça complètement nul). 

Les différences qui m'ont surprises, par rapport au film : [attention, SPOILERS]
* Louis n'a ni femme ni enfant décédé au début de l'histoire (alors que c'est une facette de caractérisation importante du film).
* Par contre, son rapport à sa famille (mère, sœur et surtout frère) est important (inexistant dans le film).
* Le père aveugle de Lestat est un personnage intéressant (pour ce qu'il apporte à l'histoire) et, même si je comprends pourquoi ils l'ont coupé dans le film, il aurait justifié certaines choses de manière logique.
* L'âge de Claudia : 5 ans ! Alors que dans le film (où elle est jouée par la super Kristen Dunst), elle a l'air d'en avoir plus de 10...
* La seconde partie dans les Carpates, qui n'existe pas du tout dans le film (là encore, une coupe compréhensible, mais un passage sympa).
* Lestat à Paris ! J'en suis restée bouche bée.
* Louis et Armand ensemble... idem.
* Louis qui croque le "jeune homme" ! Dommage qu'ils l'aient coupé dans le film...
* Le "jeune homme" qui va chercher Lestat (et pas lui qui lui tombe dessus dans la voiture...)


Bref, de belles scènes dans le livre qui n'existent pas dans le film... et inversement (je m'attendais à trouver certaines scènes, mais non, elles n'étaient que dans l'adaptation !).

Enfin, je ne regrette pas cette lecture instructive (ne serait-ce que par rapport aux choix des coupes dans une adaptation ciné).


jeudi 23 août 2012

[Lecture] Fahrenheit 451, Ray Bradbury

Résumé : 
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. 
Le pompier Montag se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Mon avis :  Autant j'avais du remettre "Le meilleur des mondes" dans le contexte de son époque pour en apprécier l'intérêt, autant j'ai été complètement happée par "Fahrenheit 451" dès le début. Il faut dire que, cette fois-ci, j'ai lu la préface après ^^ (j'ai bien fait, sinon j'aurais encore su la fin !). Est-ce lié à la traduction, qui date de 1995 pour la version que j'ai lue, et qui rend le style très moderne ? (ou alors, il était déjà moderne pour l'époque ?). Dans tous les cas, les thèmes, le style, les personnages, le rythme, les révélations progressives, la tension jusqu'au dénouement... tout m'a convaincu. Un roman intemporel, donc !
Une belle surprise car je n'avais pas gardé un souvenir grandiose des "Chroniques Martiennes" (du même Bradbury), lues à l'école (collège ? Je ne sais plus).
Encore un classique rattrapé dans ma longue liste !

Ma Pile à Lire diminue, peut-être même que j'ai terminé les 3 bouquins emmenés en vacances à l'heure où vous lisez ces lignes ! (Eh oui, par la magie de la technologie, vous devez lire ce billet alors que je l'ai préparé il y a une semaine : depuis que j'ai découvert la planification, le blog revit régulièrement ^^). 
Ce qui veut dire que ce n'est qu'une question de jours avant que je ne me remette à écrire ! (pour ceux qui l'ignorent, je suis incapable de lire et écrire pendant la même période, alors j'alterne !)

lundi 20 août 2012

[Lecture] Le meilleur des mondes, Aldous Huxley


Résumé : Bienvenue au Centre d’Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. A gauche, les couveuses où l’homme moderne, artificiellement fécondé, attend de rejoindre une société parfaite. A droite : la salle de conditionnement où chaque enfant subit les stimuli qui plus tard feront son bonheur. Tel fœtus sera Alpha -l’élite-, tel autre Epsilon -la caste inférieure. Miracle technologique : ici commence un monde parfait, biologiquement programmé pour la stabilité éternelle…
La visite est à peine terminée que déjà certains ricanent. Se pourrait-il qu’avant l’avènement de l’Etat Mondial, l’être humain ait été issu d’un père et d’une mère ? Incroyable, dégoûtant… mais vrai. Dans une réserve du Nouveau Mexique, un homme sauvage a échappé au programme. Bientôt, il devra choisir : intégrer cette nouvelle condition humaine ou persister dans sa démence…

Mon avis :  Bon, comme vous l'aurez noté, je rattrape mes classiques en retard (j'en ai d'autres sous le coude ^^ Faut pas me laisser sur un marché des bouquinistes). 

Ma première erreur : lire la préface écrite par Aldous Huxley en 1946 (alors que le livre date de 1931) : autant, il dit des choses intéressantes sur son envie de modifier le livre, et sa volonté de ne pas le faire... autant... ben, il raconte la fin ! Moi qui ne connaissais que le thème d'une façon générale, j'étais dégoûtée de ne pas pouvoir complètement me laisser prendre sans savoir où il allait aller. Bref, un conseil : lisez la préface APRÈS.

À part ça, j'ai essayé de remettre ma lecture dans le contexte de l'époque pour l'apprécier (parce que, objectivement, pour 2012, ni le style ni le rythme ne sont très transcendants. Mais pour l'époque, c'est super fort !). J'ai retrouvé quelques façons d'utiliser certains mots qui m'ont fait penser à Uglies (une des héroïnes est très "pneumatique", par exemple, et ça aurait tout à fait pu être employé dans Pretties ^^). 

Il y a une scène où la construction est particulièrement bien faite (alternance de trois ou quatre lieux, où des personnes discutent, et les dialogues s'imbriquent en s'accélérant, sans qu'on ne nous dise jamais qui dit quoi, et pourtant c'est limpide. Une impression de tourbillon très fort).

Quelque part, je pense que c'est un livre qui doit faire encore plus d'effet quand on connaît Shakespeare par cœur (ce qui n'est pas mon cas, même si j'ai lu pas mal de ses pièces). 

Sinon, la description de cette société hyper hiérarchisée, standardisée, conditionnée pour penser, est bien rendue et fait froid dans le dos. Quelques beaux moments de réflexion. 

Bref, une lecture intéressante à défaut d'être transcendante.

lundi 13 août 2012

[Lecture] Des milliards de tapis de cheveux, Andreas Eschbach


Résumé : Nœud après nœud, jour après jour, toute une vie durant, ses mains répétaient les mêmes gestes, nouant et renouant sans cesse les fins cheveux, comme son père et le père de son père l'avaient fait avant lui...
     N'est-ce pas étrange qu'un monde entier s'adonne ainsi au tissage de tapis en cheveux ? L'objet en est, dit-on, d'orner le Palais des Étoiles, la demeure de l'Empereur. Mais qu'en est-il de l'Empereur lui-même ? N'entend-on pas qu'il aurait abdiqué ? Qu'il serait mort, abattu par des rebelles ?
     Comment cela serait-il possible ? Le soleil brillerait-il sans lui ? Les étoiles luiraient-elles encore au firmament ?
     L'Empereur, les rebelles, des milliards de tapis de cheveux ; il est long le chemin qui mène à la vérité, de la cité de Yahannochia au Palais des Étoiles, et jusqu'au Palais des Larmes sur un monde oublié...
Mon avis : J'avais entendu parler de ce roman comme d'un classique de la SF à lire absolument (donc, comme chaque fois qu'on me dit "chef d’œuvre !" j'ai eu tendance à n'en faire qu'à ma tête et à repousser le moment de ma lecture). J'ai fini par me laisser gagner par la curiosité au détour d'un rayon de la médiathèque, et donc, je viens de le terminer. 
La construction est particulière. Étrange. C'est... un canevas. Voilà, je ne trouve pas de meilleur mot. Un canevas où s'entremêlent des dizaines de personnages et où aucun n'est vraiment le personnage principal de l'histoire. Chaque chapitre est presque construit comme une nouvelle, et c'est en mettant toutes les informations bout à bout qu'on comprend petit à petit le mystère des tapis de cheveux. Et c'est passionnant. Le lecteur mène l'enquête, en quelque sorte, à travers les différents moments de vie des personnages rencontrés. Il y a des résonances d'un chapitre à l'autre qui donnent l'unité à l'ensemble, au delà de l'histoire, et, en fait, se sont les tapis de cheveux, les héros à suivre.
J'ai eu peur, à un moment, que la fin ne soit pas à la hauteur du roman (peur d'une impression de "tout ça pour ça") mais en fait, pas du tout. Les révélations fonctionnent et sont bien amenées, donc on y croit.
Vraiment une très belle lecture.

mercredi 8 août 2012

[Lecture] Chronique du soupir, Mathieu Gaborit





Résumé : Lilas, une naine flamboyante, a choisi de prendre sa retraite de Chef de la garde du palais de la Haute Fée pour ouvrir une auberge au bord de la mer, à l'endroit même où Frêne, son époux, s'est "ancré" pour l'éternité. Entourée de quelques amis et de son amant Errence, un elfe, elle mène une existence un peu trop paisible à son goût. 

Alors qu'elle s'interroge avec angoisse sur son devenir, son fils Saule, pourchassé par un groupe de miliciens au service de la Haute Fée, fait irruption dans l'auberge. Il serre dans ses bras une jeune fille de seize ans, Brune, qui est à l'agonie. 
Après quelques d'hésitation, et bien que pressentant l'immense danger qui émane de façon indicible de la personnalité de Brune, Lilas décide de les protéger envers et contre tous.

Dans un monde dominé par les fées, nains, elfes et sirènes affrontent leur destin. Arriveront-ils à conquérir leur liberté ? C'est tout l'enjeu de leur quête.

Mon avis : J'avais beaucoup entendu parlé de Mathieu Gaborit sans avoir eu l'occasion de lire un de ses romans. C'est chose faite. J'ai plutôt aimé le style, riche et poétique, les scènes d'action dynamiques, et l'univers original. Mais j'étais parfois confuse (des transitions trop brutales, ou des liens qui semblent manquer m'ont gênée). 
Au niveau de l'histoire en elle-même, j'ai trouvé que c'était une jolie idée. Voilà. Sans plus. J'ai passé un bon moment, mais un peu court (l'univers riche aurait permis une grande et belle quête, des rebondissements, plus d'obstacles à surmonter avant la fin... du coup, c'est moi qui suis restée sur la mienne (de faim)). Mais bon, il faut dire que j'aime les cycles longs, les gros pavés et les trilogies... donc en "one-shot", je suis plus exigeante pour plonger complètement dedans.

lundi 6 août 2012

[Lecture] Extras et Secrets, Scott Westerfeld

Résumé : Plusieurs années se sont écoulées depuis que la rebelle Tally a renversé le système des Uglies, des Pretties et des Specials. Débarrassé de ces castes, le monde connaît une véritable renaissance, sous le regard permanent de mille millions de caméras. La société n'est plus qu'une gignatesque émission de télé-réalité. La célébrité règne sur le monde...

Une chose pourtant n'a pas changé : les moins de seize ans ne sont pas censés se montrer en ville. Surtout quand on est une Extra comme Aya, une anonyme au rang facial ridicule. Sa seule chance de s'arracher à la médiocrité : claquer sur le nouveau réseau une histoire inouïe et... dangereuse.

Mon avis : J'avais adoré, dévoré les 3 premiers tomes (lire mes avis sur Uglies, Pretties et Specials en suivant les liens). C'est typiquement la littérature Young Adult que j'aime (et que j'aimerais écrire !). Là, on repart à zéro : une nouvelle héroïne, une nouvelle ambiance. Ce n'est plus notre perception de la beauté qui est en jeu, mais celle de la célébrité. Comme d'habitude, c'est extrèmement bien mené, bien rythmé. Les personnages sont justes et le vocabulaire parfait (Scott Westerfeld a le don de trouver le bon mot qui colle à chaque tome. On avait "foireux" dans le tome 1, "intense" dans le tome 2... là, ça "claque" !).
J'en viens presque à me poser des questions sur mon rapport à ce blog (comme le site d'Aya) ou à cette recherche "d'être connu" que peuvent éprouver certains wanabee-auteurs (quand on veut écrire pour passer à la télé, c'est qu'il y a comme un problème... et, malheureusement, on en rencontre aussi, des gens qui écrivent pour ça).

Bref, une trilogie plus un quatrième tome différent, mais dans la continuité que j'ai vraiment apprécié.
Du coup, j'ai enchaîné tout de suite avec "Secrets" que je pensais être un cinquième tome... et qui est en fait un guide de l'univers !



Résumé : Après la série culte "Uglies," ce guide indispensable de Scott Westerfeld vous dévoilera, entre autres: tous les secrets des Pretties, des Specials, des Extras et de leurs bandes; tous les accessoires ultra-sophistiqués de Tally et de ses amis; ainsi que l'histoire de leur monde et de l'étrange maladie du pétrole qui ravagea l'humanité... 

Mon avis : c'est vraiment sympa ! Il y a plein de shémas, des prolongements de détails vu dans les différents tomes... c'est d'autant plus agréable quand on a un peu oublié qui est qui et qui fait quoi quand, ça permet d'avoir du recul sur l'histoire globale et d'apprécier d'autant plus la richesse de l'univers.
Un vrai volume de bonus très riche, qui se dévore pour rester encore un peu avec les personnages rencontrés.

Le truc qui m'a fait sourire ? Scott Westerfeld remercie (en les citant) toutes les personnes qui ont laissé des commentaires sur son blog/site lorsqu'il posait des questions lors de l'élaboration de ce guide ! C'est chouette de voir les différents pseudos et imaginer le rapport qu'il peut entretenir avec ses fans (surtout après un bouquin qui traite de la célébrité ^^).

lundi 30 juillet 2012

[Lecture] Les yeux d'Elisha, Tobie Lolness T2, Timothée de Fombelle


Résumé : Le grand chêne où vivent Tobie et les siens est blessé à mort. Les mousses et les lichens ont envahi ses branches. Léo Blue règne en tyran sur les Cimes et retient Elisha prisonnière. Les habitants se terrent. Les Pelés sont chassés sans pitié. Dans la clandestinité, Tobie se bat, et il n'est pas le seul. Au plus dur de l'hiver, la résistance prend corps. Parviendra-t-il à délivrer les siens et à sauver son monde fragile ? Retrouvera-t-il Elisha ? Au coeur d'un inoubliable monde miniature, le second et dernier tome d'un grand roman d'aventure, d'amitié et d'amour.

Mon avis :  J'ai pleuré ! C'est très bien mené, bien rythmé. Parfois doux et lent sans être ennuyeux. J'aurais juste dû le lire plus rapidement derrière le tome 1 car j'avais oublié certaines subtilités, certains détails des personnages (pas si) secondaires.
Je comprends les lecteurs qui me disent trouver un lien, une résonance, entre les fedeylins et le monde de Tobie Lolness. Ça n'a rien à voir, et, en même temps, c'est proche.




mercredi 25 juillet 2012

[Lecture]Le dernier hiver, Jean-Luc Marcastel


Résumé :
Un ciel de sang.
De la neige à perte de vue.
Et une forêt de pins. Des pins qui dévorent tout.
Demain. L’Hiver engloutira le monde.
Johan refuse de s’agenouiller devant le sort.
Par amour, il décide de retrouver celle qu’il aime.
Par amour, son frère, Théo, va lui ouvrir la voie.
Par amour, ses amis laissent tout derrière eux pour l’accompagner.
Pour cela, ils devront pénétrer jusqu’au cœur des ténèbres…
Au cœur de leurs propres ténèbres.
Mon avis :  J'ai particulièrement aimé le principe de la Malsève (très bien mené) ; le style, riche sans être lourd, poétique sans être obscur, doux et fort ; et les personnages (mention spéciale pour Khalid). L'intrigue pulse, ça ne s'arrête jamais, un bon rythme qui donne envie de ne pas le lâcher.
Quelques bricoles m'ont gênée (trois points qui seraient des spoilers donc que je ne note pas ici) mais, à part ça, c'est un très bon bouquin.
Nous étions dans la même sélection pour le Prix Imaginales des Collégiens, et, s'il n'a pas gagné non plus, il est arrivé deuxième... c'est largement mérité !

lundi 23 juillet 2012

[Lecture] Le Parloir, Eric Sanvoisin


Résumé : "Dans un parloir on se regarde toujours avant de se parler"
Yan vient d'avoir dix-huit ans. Il est incarcéré depuis une semaine. Et depuis une semaine, il n'a pas prononcé un mot. Il attend. Il attend que le temps passe. Mais le temps ne passe pas.

Mon avis : Je m'attendais à me prendre une grosse claque, du coup, je me suis peut-être blindée à la lecture... en tout cas, j'ai trouvé que c'était une belle histoire, et la façon de la raconter fonctionne bien. C'est fort. Mais je n'ai pas été touchée autant que je le croyais.
C'est un livre à lire sans rien en attendre, je pense, pour le recevoir de la meilleure façon, avec émotion.

Petit plus du livre : la couverture découpée en hygiaphone : c'est la classe (et parfait).