dimanche 17 avril 2011

J.K Rowling, les médias, et moi

J’ai constaté dernièrement en lisant des interviews de moi dans les journaux, qu’il paraîtrait que je rêve d’une adaptation au cinéma de Fedeylins. Et que je souris quand on parle de moi comme de la J.K Rowling lyonnaise.

Bon alors, rectifions les choses tout de suite : non, je ne rêve pas d’une adaptation au cinéma pour les Fedeylins. Plusieurs journalistes m’ont posé la question, et j’ai dit que c’était une question légitime vu que de nombreux films qui sortent ces dernières années sont adaptés de romans de fantasy et qu’avec les progrès actuels, ce serait techniquement possible. Mais que bon, il fallait quand même garder les pieds sur terre vu que mon roman venait tout juste de sortir, donc ce n’était pas d’actualité. Il m’est arrivé de rire en disant que « je ne comprends pas pourquoi Spielberg n’appelle pas, le roman est en librairie depuis deux jours entiers !!! ». Second degré, tout ça.

A ceux qui ont poussé les questions plus loin, je leur ai parlé du délire d’il y a quelques années, à l’ouverture du blog, où – comme de nombreux camarades auteurs non-publiés de l’époque – j’avais établi un casting avec des acteurs connus pour échanger précisément sur la façon dont nous percevions physiquement nos personnages [vous pouvez en voir une trace ici].

Vous imaginez bien que, deux ans avant d’être publiée, ce n’était absolument pas un rêve mais un amusement.

Donc, quand je lis dans les journaux : « elle attend une adaptation au cinéma avec Harisson Ford » heu… comment dire… Et je ne vous parle même pas de cette pseudo citation de moi (au premier degré) « j'attends que Spielberg m’appelle ».

OK, donc maintenant je comprends qu’il ne faut pas chercher à faire de l’humour ou du second degré avec les journalistes. Et qu’à certaines questions, il ne faut répondre que par oui ou par non, ça évite des problèmes.

Et pour J.K Rowling ? Alors ça, ça commence à se tasser (heureusement) mais il y a un moment, j’en faisais une overdose.
Je cherche à comprendre les points de comparaison (vraiment).

Alors allons-y pour une petite liste. Qu’avons-nous en commun ?
· Nous sommes des femmes.
· Nous avons des enfants.
· Nous avons galéré quelques années avant que notre premier roman soit publié.
· Nous écrivons des romans jeunesse qui peuvent être aussi lus par des adultes.

Quoi d’autre ? Désolée, je ne vois pas. Nos histoires n’ont rien à voir. Elle vend des millions de livres (moi pas). On ne connaît d’elle qu’un seul univers (de mon côté, ce ne sera pas le cas, spoiler inside). Elle ne peut plus sortir de chez elle pour faire ses courses (moi ça va). Tous les refus qu’elle a essuyé avant de publier Harry Potter l’ont été sur la même version du manuscrit, je crois (moi j’ai eu tout plein de refus, et puis j’ai beaucoup travaillé, et la version qui a été acceptée n’a été refusé nulle part). Elle est blonde ^^ (je suis brune). Je continue, ou vous avez compris l’idée ?

Je suppose que dire « Nadia Coste, la femme qui habite à Lyon-a des enfants-a galéré pour sortir son premier roman-qui peut être lu aussi bien en jeunesse que par des adultes », forcément, ça faisait plus long sur l’article que de dire « Nadia Coste, la J.K Rowling Lyonnaise ».

Je ne vais pas me plaindre que des journalistes parlent de moi et du roman, hein ! Mais je préfère remettre les choses au clair : Non, je ne me prends pas pour quelqu’un d’autre et, non je ne suis pas aveugle au point de perdre le sens des réalités.

Par contre, je ne m’attendais pas à ce que ces articles entraînent certains lecteurs à lire Fedeylins avec un a-priori négatif (je pense notamment à cette critique). C’est vraiment dommage.

9 commentaires:

Jo Ann a dit…

Aïe ! :-(
C'est vraiment dommage qu'on ne retranscrive pas l'humour (un "plaisante-t-elle" serait suffisant, parfois), après on te prend pour quelqu'un qui a pris le melon.
Je n'ai pas encore lu ton roman (€€€) et je suis allée voir la critique... J'avoue que je partirais avec le même a priori si je ne te connaissais pas... Je crois que j'ai quelques commentaires de lecture où j'évoque la médiatisation exacerbée de certains livres et le contre-coup est douloureux (presque).
Bon courage pour la suite ! Maintenant tu sais comment ça se passe, et tant pis pour l'humour !:-)

Ianesthan a dit…

On entend souvent parlé des "déformations" par les journalistes mais j'avoue que là c'est vrai que je l'ai senti moi aussi. Je suis ton blog depuis pas mal de temps maintenant et j'avais été "choquée" par l'article du 20min paru sur toi il y a déjà un moment ( bon faut dire que j'aime pas le 20min). Je n'aurais rien su de plus, c'est le genre d'article qui m'aurait effectivement laissée sur l'idée que tu étais prise par la folie des grandeur à peine ton roman paru.
Ca ne t'apprend rien mais c'est juste pour dire que je suis parfaitement d'accord avec toi.
C'est vraiment dommage...
En tout cas, bon courage pour faire face à ses dérives médiatiques et bonne continuation pour tes corrections et pour les élémentaires !

Acr0 a dit…

Purée, je n'aurai jamais cru qu'on pouvait te prendre au sérieux pour l'adaptation de ton roman...! J'en suis limité la bouche en forme de O en lisant ton article.
Oui, pour Rowling, c'est chie en lit, et je comprends très bien que tu ne veux pas la comparaison :/ Ca se tassera comme tu dis, encore plus d'ici quelques temps (et même à la sortie du tome 2, on n'en parlera plus (j'espère!))

Mélisse a dit…

C'est vrai que j'avais trouvé ça gros moi aussi quand j'avais lu le 20 minutes, mais c'était clair que c'était pour faire de la pub et non pas des histoires de melon.
Ceux qui ne savent pas faire la différence, ça craint pour eux. D'autant plus qu'il n'y a aucun lien entre Cahyl et Harry.

boozdor a dit…

Ah non ! Il y a un lien entre Cahyl et Harry ! Et même trois ! Un H un A et un Y alors quand même, d'abord (je suis dehors à me frapper avec une pelle à tarte -_-).

Quant au reste, c'est vraiment dommage pour toi que les journalistes n'aient pas compris ton humour (ou n'aient pas voulu le comprendre ?). Et le coup du casting O_O mais jusqu'où sont-ils allés pour penser ça ! (ceci mis à part, ton casting pour les pères Fondateurs est ♥ ). C'est vraiment dommage pour les conséquences parce que tu ne mérites vraiment pas ça.
Courage Nadia !

Dodie a dit…

Guu qui a une lecture hyper superficielle de ton livre : elle ne comprend pas "être Fedeylins, c'est accepter".. et là tout est dit.
Quant aux journalistes... il faudrait quasiment faire les articles à leur place....

Nadia Coste a dit…

Merci pour vos gentils messages de soutien !

Le pire, c'est que de nombreux aspirants auteurs aimeraient sans doute être à ma place et "se plaindre" qu'on déforme leurs propos dans les journaux.

J'ai quand même beaucoup de chance qu'on parle du roman (mais je préfère clarifier mon point de vue, pour mettre aussi en garde les jeunes auteurs : quand ça vous arrivera, attention à ce que vous direz aux journalistes !) ^^

Léa Muna a dit…

En effet, il y a toujours du positif et du négatif lors des battages publicitaires et les contacts répétitifs avec les médias. C'est dommage pour la dernière critique. En même temps, je ne crois pas que l'influence des médias soit en cause dans le fond même de sa critique. Bien sûr, il en ajoute une couche inutile, mais bon...
Plein de courage à toi. Regarde surtout les avis élogieux que tu récoltes depuis la diffusion des Fedeylins au grand public.

Bises,
Léa.

Amibe_R Nard a dit…

Oui, les journalistes sont là pour vendre leur papier, donc pour le sensationnalisme. :-)

Même sans répondre de "travers" ou avec humour, ils ont souvent la manie de broder dans le sens qui leur plaît le plus.

Après, l'avis de Guu est respectable. C'est son avis, son ressenti... et, pour un auteur, ce serait inquiétant de plaire à tout le monde, non ? ;-)

Bien Amicalement
l'Amibe_R Nard (qui ne te voit pas en JK Rowling Lyonnaise, ce n'est pas ta référence !)