mercredi 25 mars 2009

L'origine du mot "Fedeylin"

Quel mot étrange ! Impossible à orthographier correctement du premier coup (hein Roanne !). Mais d'où ça vient ?
D'abord de fée. Je voulais trouver un équivalent qui puisse être à la fois masculin et féminin. Dans mes recherches, j'ai découvert que le mot "fé" existait il y a longtemps pour parler d'un garçon-fée (depuis, ça a dérivé en "lutin" voire "elfe" (!)). Mais pour moi, c'était un peu court, juste "fé".
Il y a eu une petite période (pendant la phase de recherches, toujours), où c'était plutôt "feyledin". Mais, étonnament, j'étais moi-même incapable de l'écrire correctement ! Je me retrouvais toujours avec des morceaux du mot ailleurs.
Alors j'ai réfléchi (ouais, ça m'arrive parfois) et je me suis dit "il faudrait que ça ai plus de sens pour moi quand même. Pas qu'une simple sonorité".
Et paf.
Fedeylin.
Fée - de - l'ain. (ouais, mais je prononce "ine" à la fin, en vrai. Pour faire rimer avec Olyne, c'est plus in !!)

Pourquoi l'ain ?
Parce que, quand j'étais petite, nous allions souvent au bord de l'ain avec ma famille sur de petites plages isolées. On pique-niquait, on se baignait, on se promenait sur la rive jusqu'à la limite où l'ain rejoint le Rhône. Ça bouillonnait, c'était impressionant : là, le courant nous aurait emporté.
Mais nous on restait vers ce petit bout de rivière, on posait les fesses dans le sable pour patouiller, attraper des têtards dans un seau avec l'espoir que maman et papa nous laisse les ramener chez nous (je ne sais pas pourquoi, ils n'ont jamais voulu).
On se cachait derrière des bosquets d'herbes, et autres mini-dunes, pour ne pas subir l'épreuve de la crème solaire. On laissait nos bob's s'envoler.
Parfois, on traversait en tenant glacière, vêtements et serviettes de plage pour rejoindre l'autre rive, un îlot (ou pas, mais pour moi c'était une île). Ceux qui bronzaient en face disparaîssaient pour de faux. Pour ces quelques heures de vacances pas loin de la maison.

Alors voilà. J'ai gravé ça quelque part.
La nature, le bonheur, la famille.
Fedeylin.

16 commentaires:

Syven a dit…

C'ets magique tout ce que tu nous racontes sur ce récit.
Je n'ai pas mis de commentaire sur les photos mais j'ai beaucoup aimé aussi.

NB a dit…

*si je pouvais faire des coeurs, j'en ferais*

Merci Syven. Ça me fait très plaisir. C'est là que je suis contente d'avoir ouvert ce blog : pour partager tout ça.

Tsumire a dit…

Dis donc, il y a ton cœur dans ce mot. Je le trouvais très bien, en ignorant son origine. Maintenant, je le trouve parfait.

NB a dit…

Merci :)
(je suis toute émue, du coup)

Blackwatch a dit…

Très belle histoire. Comme Tsumïre, je le trouvais déjà très bien, je l'apprécie d'autant plus maintenant.

NB a dit…

Merci Blacky !
(quand je pense que j'ai gardé ça pour moi des années... ça fait du bien d'en parler enfin.)

Beorn a dit…

Tout ce qu'il peut y avoir dans un seul mot... C'est là que l'on voit qu'écrire un roman, c'est aussi puiser dans des souvenirs très profonds.

Et pour ce qui est des tétards que tu n'as jamais pu ramener à la maison, ne t'inquiète pas pour eux : ils sont devenus grenouilles autour de toi. ;)

NB a dit…

Ah c'est donc vous !!! Je me disais aussi que je me sentais chez moi dans la mare de CoCyclics... Tout s'explique !

Benedicte a dit…

C'est une bien belle histoire dont est originaire ce terme de Fedeylin. Dans le premier extrait que j'ai lu, je sentais une profondeur derrière les mots. Je sais un peu mieux maintenant d'où elle vient. J'ai hâte de lire ton roman. :)

NB a dit…

C'est gentil !
J'ai hâte de pouvoir de nouveau le faire lire aussi !

Chwip a dit…

C'est une jolie histoire !

NB a dit…

Merci Chwip !
Sympa de passer par ici...

Chwip a dit…

Je suis comme les anguilles ou les moustiques :
Je passe à peu près partout et on ne me chasse pas facilement ! :p

NB a dit…

Ah, si tu es commes les moustiques, tu seras bien accueillie ici !

Anonyme a dit…

Eh copieuse, tu pourrais me citer quand même quand tu parles des bords de l'Ain ! (cf mon texte dans les "cahiers".) Hum. Bon, bon, t'étais là aussi d'accord. Mais avoue que tu as posté ce blog APRES m'avoir bêta lue ! c'est vrai que c'était notre paradis à nous. Bises soeurette.

NB a dit…

Ah ah ah ! N'empêche, comme je disais, j'ai cherché du sens à tout ça il y a 5 ans... bien loin de ma lecture de tes cahiers... j'avoue que ça m'a fait plaisir de voir que ça t'avais marqué autant que moi !
Comme quoi, le bonheur partagé, ça reste.