jeudi 19 mars 2009

La génèse

Comme promis, voilà un petit (hum) historique de la génèse des fedeylins...

Alors, tout a commencé début 2004. Je n'avais pas écrit depuis longtemps (mon deuxième roman datait d'au moins un an. Ah, si, dans l'intervalle, j'avais peut-être écrit une ou deux pièces de théâtre, toujours comme des exercices, mais j'en parlerais plus tard dans mon apprentissage de l'écriture). Ma fille aînée était petite et j'avais l'impression d'avoir accompli ce pourquoi j'étais née (à 12 ans, dans mes questions existencielles genre "qu'est-ce que je fais là ?", je me suis dit que j'étais là au moins pour perpétuer l'espèce. Bref, ça c'était fait).
Alors, bien sûr, j'avais le job d'après (l'élever), mais je me suis demandée ce qui se passerait encore après ? Quand elle serait grande et que je me retrouverais sans but ? (syndrôme du nid vide, tout ça). Donc, je me suis autorisée à faire quelque chose pour moi.
J'écrivais un peu mais pas de façon sérieuse. Et, à un moment, j'ai dit :
"Ça suffit les exercices maintenant, et y en a marre des "ton histoire me fait penser à...", si je ne devais écrire qu'un seul roman dans ma vie, qu'est-ce que se serait ? Quelle histoire vaudrait la peine d'y passer des années ?"
Et voilà, c'était lancé.

Il m'a fallu un an pour créer mon univers, faire mes recherches, poser mes personnages et mon plan détaillé (à l'époque, il y avait 4 tomes de prévus et j'avais le détail de chaque chapitre en une phrase. Finalement, les tomes sont devenus des livres, et il n'y a que deux tomes. Vous suivez ?).
Ensuite, j'ai développé le plan du tome 1 (ce qui compose actuellement le livre I : L'eau) et je me suis lancée dans la rédaction.
Je suis tombée enceinte de mon second petit [pépins liés à la grossesse, pause dans l'écriture] puis j'ai pris un congé parental.

Il m'a fallu quelques mois après la naissance de mon fils pour trouver le rythme, puis, une fois que tout le monde a été calé, ça a été vite. J'ai fini le Livre I en mars 2006 et l'ai fait passé à mes proches pour avoir leur ressenti. Je l'ai corrigé suite à leurs retours jusqu'en juillet, puis j'ai attaqué le Livre II : La terre. Entre les sièstes, l'école de ma grande, et les soirées, j'arrivais à écrire six heures par jour. Je l'ai achevé mi-octobre de la même année et l'ai corrigé jusqu'au mois de décembre.

De janvier à juin 2007, j'ai rédigé et corrigé le Livre III : Le feu. Puis de Septembre à novembre 2007, le Livre IV : L'air.
Après des relectures de ma famille et de mes amis, j'ai fait des modifications sur la fin et des corrections jusqu'à fin décembre 2007.

Ce que je ne dis pas, c'est qu'en rédigeant le tome 2 (Livre III + IV), j'ai envoyé le début à quelques éditeurs... Mais sans succès.

En janvier 2008, j'ai découvert le collectif CoCyclics et je me suis lancée dans l'aventure de la bêta-lecture. En quelques semaines, j'ai progressé plus vite qu'en 4 ans toute seule.
J'ai corrigé toute la typographie (quel carnage, quand j'y repense !) et les premiers chapitres.
J'ai travaillé mon synopsis (là, ce n'est plus du carnage, c'est de la boucherie pure. Je crois que c'est vraiment l'exercice le plus difficile au monde.).
Quelques mois plus tard, je postulais pour intérger le noyau dur des bêta-lecteurs, ceux qui aident les auteurs à revoir le fond et la forme de leur roman (pas seulement les nouvelles, les synos et les extraits de romans). Et c'est comme ça que je me suis liée à Tsumïre pour l'aider sur son très beau roman.
J'ai soumis le premier Tome des fedeylins... et il a été accepté !
Aujourd'hui, j'ai une fiche de lecture très très détaillée, un texte stabiloté de tout plein de couleurs, et j'ai dégagé un plan de correction pour revoir tout ça ! J'ai deux super bêta-lectrices qui savent manier tour à tour le fouet et le chocolat pour m'aider à avancer. Et puis le reste du collectif en soutien, ça fait du bien.

Pour cette 5ème année, je sais que j'ai encore 4 à 6 mois de travail avant de soumettre à d'autres lecteurs et mettre un vrai point final à cette histoire.

Je suis motivée. Ça en vaut la peine.

10 commentaires:

Blackwatch a dit…

Je ne vois vraiment pas de qui tu parles avec le fouet et le chocolat ;-) C'est une belle genèse (ca m'inspire également pour mon blog) J'ai ri avec la perpétuation de l'espèce, en effet tu as rempli le contrat ^^
Quant à la typo et au syno... *gros soupir* C'est de la boucherie effectivement. Un vrai massacre pour moi zaussi! Quelles tortures il ne nous faut pas passer quand même! ;-)Enfin, je suis certaine que tu en riras quand tu signeras des dédicaces ^^

NB a dit…

Oh, tu sais, si je n'en riais pas déjà, j'aurais sans doute arrêté !
Ces années de travail ont étées des années de bonheur, j'ai adoré plonger dans mon monde (qui est quand même plutôt positif !) et même si faire des corrections, ce n'est pas toujours drôle, ça fait partie du job.

Tsumire a dit…

Sympa cette genèse. C'est une bonne idée de savoir comment s'est passé la rédaction des Fedeylins.

6h par jour! Tu devais être productive!

NB a dit…

Ah, c'était le bon temps !!
Aujourd'hui, si j'arrive à dégager 2h, je suis super contente. Mais je n'y arrive plus tous les jours.
(le problème d'avoir repris mon travail).

Beorn a dit…

Ah, le syndrome du nid vide... Tu me fais un peu peur, là.

Sinon, j'aime beaucoup ta question centrale "si je ne devais écrire qu'un seul roman dans ma vie, qu'est-ce que ce serait ?" Cela ressemble fort à un retroussage de manches. Je la note dans un petit coin et je la retiens pour plus tard.

Mais j'espère qu'une fois le fameux roman écrit, on peut toujours se la reposer et trouver une nouvelle réponse ! ;)

NB a dit…

A vrai dire, la question suivante, c'est plutôt "tiens, quels thèmes me tiennent à coeur et n'ont pas du tout étés abordés ?".
C'est ce qui s'est passé pour "Les couleurs de l'aura" : l'impression d'avoir d'autres choses à dire dans un autre contexte.
Ça m'a rassurée : je peux encore avoir d'autres idées et écrire de belles histoires qui n'ont rien à voir !

Benedicte a dit…

Ecrire 6h par jour avec deux enfants, chapeau ! Je ne parviens à écrire que 2 à 3h par jour, et encore, et je n'en ai qu'un. Comme quoi, l'écriture est vraiment une passion pour toi. :)

C'est une belle histoire que celle des Fedeylins.

Et ne t'inquiète pas pour d'éventuels autres romans. Je crois qu'une fois qu'on a le pied à l'étrier, on galope... :)

NB a dit…

Ce qui est sûr, c'est que depuis que je me suis autorisée à écrire "pour de vrai", c'est devenu une partie importante de ma vie...

Syven a dit…

Wahou. C'est une belle histoire que tu tiens, et elle vaut le coup. * fan forever *

NB a dit…

Merci Syven ! Trop gentille.
Et merci de m'aider à faire évoluer cette histoire pour la porter plus loin !