dimanche 19 décembre 2010

Guess What ?

J'ai terminé le premier jet du tome 1 des yeux de l'aigle !



"Les Aiglons" fait donc environ 113 000 signes, ce qui n'est pas si loin de l'estimation première de 100 000.

Je suis contente.

Bon, il y a forcément du boulot. Je pense qu'il manque des choses, donc la V2 risque d'être légèrement plus longue (même si ça ne dépassera pas les 150 000 signes au final, si tout va bien).

C'est amusant parce que, pour la première fois depuis longtemps, je me suis fait plaisir avec des personnages HUMAINS. Oui, ça paraît bête comme ça, mais la dernière fois remonte à très loin et mes essais depuis n'était pas très heureux (pour mon ressenti personnel des histoires).
Mais peut-être que ça vient du fait que cette fois-ci, se sont des enfants ?

Au final, le point de vue omniscient a été bien adapté, même s'il sera encore plus utile au tome 2. La voix du narrateur n'est pas aussi marquée que je l'imaginais au départ. Disons qu'elle s'est mise en place plutôt naturellement et que je ne l'ai pas contrainte pour de mauvaises raisons.

J'aime beaucoup mes personnages. J'ai hâte de les retrouver pour les tomes suivants. Même si je sais que je n'écrirais sans doute pas le tome 2 avant l'été prochain. C'est pas grave, j'ai vu qu'avec une bonne préparation et une histoire qui fait partie de moi, ça sort tout seul et ça va vite.

Le tome 2 sera plus sombre, on creusera des problèmes qui n'ont étés qu'effleurés dans celui-là. Il sera sans doute plus long, également, vu ma trame. À moins que j'opte pour des chapitres plus courts ? On verra.

Pour l'instant, je suis juste contente.

Je vais laisser reposer tout ça le temps des fêtes avant de relire, corriger, et envoyez aux bêtas.

Si tout va bien, ça coïncidera alors au début des corrections éditoriales sur le tome 2 des Fedeylins !



Allez, je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager un extrait... c'est la rencontre de mes quatre protagonistes [indulgence, premier jet, tout ça, hein] :

— Alors comme ça, tu t’appelle Leroy ? demanda la fille aux ongles sales.
— Oui, enfin, c’est le nom de mon père, répondit Anaïs, les lèvres pincées.
Les garçons observaient attentivement les deux filles. La nouvelle se sentit jugée par le groupe. Il se passait quelque chose d’important.
— À partir de maintenant, ton nouveau nom est Princesse.
Anaïs manqua de s’étouffer en éclatant de rire.
— Quoi ?!
— Ici, on ne se contente pas d’être les enfants de nos parents. On est différents. Si tu veux t’intégrer, tu changes de nom.
— Za lui va bien, « Princesse », déclara le petit garçon à qui il manquait des dents.
Le plus grand acquiesça.
Anaïs n’était pas du tout d’accord !
— Ah ben non ! Les princesses attendent bêtement qu’un prince vienne les sauver, elles sont cruches et tombent dans tous les pièges de leur belle mère ! Je ne pourrais pas m’appeler… hum… Manif ou Banderole plutôt ?
— Z’est quoi une Manif ?
— C’est un rassemblement de personnes qui s’exprime pour…
— Non, non, la coupa le plus grand. On ne choisit pas son nom soi-même. C’est Cap’tain qui décide. C’est elle la chef.
La fille aux ongles sales – Cap’tain – sourit et haussa une épaule comme si elle était modeste.
— Je te présente Boussole, dit-elle en désignant le garçon de CM1. Il est aux Aiglons depuis la petite section de maternelle. Peut-être même avant. Alors il connait les lieux comme sa poche. Et puis il ne perd pas le Nord ! Pas vrai Boussole ?
— Sûr, Cap’tain.
Ils échangèrent un clin d’œil. Ces deux là étaient liés par une amitié forte, pas de doute.
— Et voici mon petit frère, Doudou.
— Parce que tu dors avec un doudou, c’est ça ? demanda Anaïs.
Les trois autres s’assombrirent. Cap’tain chuchota :
— Non. C’est comme ça que maman l’appelait.
Un malaise naquit entre les enfants qui terminèrent leur plat sans rien dire. Les parents manquaient à tout le monde. Anaïs, qui n’avait quitté les siens que quelques jours plus tôt, n’imaginait pas ce qu’on ressentait quand on ne les avait pas vus depuis plusieurs mois.
« Tiens bon, se dit-elle. Sois forte ».
Doudou se mit à sucer son pouce. Il avait encore du yaourt aux coins des lèvres.

7 commentaires:

Silène a dit…

J'adore, je suis tout de suite rentrée dedans ! Superbe dialogue. VIvement la suite...

Garulfo La Grenouille a dit…

Pareil que Silène !

Gabrielle a dit…

Très joli extrait, ça laisse présager de plein de bonnes choses !

Conteuse a dit…

Une écriture simple et légère au service d'un fond que l'on sent rigoureux : c'est très agréable à lire.
J'aime bien aussi le choix du point de vue, complice sans être trop présent.
Ca donne envie d'un clin d'oeil et d'un sourire. Bravo à toi et compliment à ceux qui t'inspirent !

Black a dit…

Très chouette. Les enfants sont vraiment bien caractérisés !

boozdor a dit…

J'aime beaucoup l'histoire des surnoms et de ceux proposés par Anaïs. Un extrait qui donne envie d'en apprendre d'avantage. Bon courage pour le deuxième tome !

Aelys a dit…

Ouah, j'adore... Le coup des surnoms est super, et les enfants sont très attachants, même en quelques mots. Bon courage pour la suite (mais je ne me fais pas trop de souci) !