mardi 12 février 2013

S'il suffisait d'écrire un synopsisssseuh*



(* Air connu) 

Désolée pour ce titre (et cette chanson), mais j'ai mal à la tête, alors j'ai le droit.

De quoi vais-je vous parler aujourd'hui ? De ma passion pour les trames détaillées, et du fait que chacun trouve dans les méthodes d'écriture qui existent les clefs qui l'aideront à construire ses histoires... mais, que, surtout, à chaque histoire, la méthode change.

C'est étrange, hein ? On pourrait se dire que quand quelque chose fonctionne, on va le ré-appliquer de la même façon à l'histoire d'après, hé ben non.

Il y a donc autant de méthodes qu'il y a d'auteurs, et, même plus, il y a autant de méthodes qu'il y a de romans.

Pour les fedeylins, je détaillais beaucoup la structure (mais j'en ai déjà parlé sur ce blog, alors je passe vite sur ce passage). À l'époque, je ne connaissais pas vraiment de méthode technique. Plus tard, pour Les yeux de l'Aigle, j'ai tenté d'utiliser la méthode Flocons et ça a plutôt bien fonctionné. Depuis, j'ai lu pas mal d'ouvrages divers et j'ai tenté de nouvelles techniques : les 22 étapes de John Truby pour Le Premier, et la structure en 3 actes pour Le-projet-dont-je-ne-parle-pas-mais-que-je-pourrais-teaser-bientôt (structure brillamment décortiquée par Christophe Lambert il y a quelques mois dans une super conférence). Pour d'autres histoires, j'ai combiné plusieurs méthodes pour faire ma sauce.

Ce qui est amusant, c'est que dès que ma trame détaillée est posée (quelques phrases par chapitre avec la numérotation qui me permet d'évaluer le volume final du projet, à quelques centaines de signes près), j'oublie la méthode utilisée lors de la phase de création/recherches. Je recouvre le squelette de peau, je place les organes et les détails esthétiques... J'arrive maintenant à digérer les méthodes pour ne pas me sentir dans un cadre trop fermé. Mais je reviens à ce décorticage après écriture, pour relire et corriger ! C'est très utile, et ça fonctionne (on voit souvent que tel acte est trop court ou trop long, que tel aspect ne colle pas parce qu'il est mal placé...) la technique oui, mais au service du texte.

Pour l’instant, je dirais que la méthode Flocons me va bien pour les textes courts, ou très jeunesse (structure simple qu’on peut étoffer autant qu’on veut, mais qui, du coup, reste quand même très simple). La structure en 3 actes s’applique à tout, mais on peut presque tricher en trouvant quels éléments dans l’histoire peuvent être tel ou tel point clef.  Les 22 étapes de Truby me sont plus utiles pour les textes plus durs, plus longs, plus adultes. Elles permettent de pousser le concept jusqu’aux symboliques diverses et donnent de la profondeur.
Il n’y a que la Dramaturgie d’Yves Lavandier que je n’ai pas eu l’occasion d’appliquer (ou alors, inconsciemment).

Enfin, j’ai quand même l’impression de continuer à écrire une histoire bien sur deux (c'est-à-dire que quand l’un des romans que je termine ne me semble pas au niveau, il y a de fortes chances que le suivant soit bien ! Et inversement !). Quoi que… ces temps-ci, le ratio à l’air de se décaler légèrement (2 bien sur 3 ?). Peut-être parce que j’écris un peu plus pour la tranche 8-12 ans, et que, dans cette tranche-là, je suis à l’aise !

Si ça se décale comme ça régulièrement, ça me va ! Qui sait, bientôt, il n’y aura plus qu’un texte sur cinq qui restera dans mon tiroir… puis un jour un sur dix !

Peut-être que c’est à cause de cette impression que j’ai une boulimie de projets, que je lance plein de nouveaux chantiers ? Ah oui, parce que ces jours-ci, comme je ne n’avais rien à écrire (hum hum) j’ai repris le détail des Auras (une nouvelle version très différente) et j’ai tenté une petite enquête façon « Whodunit ? ». Oups.

Enfin.

Donc, là, si je calcule bien, il va me falloir autour d’un mois pour le premier jet d’AppliAuras, et à peu près la même chose pour la seconde partie du Premier. Mais comme j’ai *un peu* d’autres trucs qui vont tomber bientôt et seront prioritaires, difficile de bloquer un mois d’écriture pour chacun de ces deux projets pour l’instant… Bon. Peut-être à partir du mois de mars ?

Mais bon, ce qu’il y a de pas mal avec mes histoires de structures, c’est que dès que j’ai la trame détaillée chapitre par chapitre, ben je peux laisser le projet de côté, et le reprendre, des mois plus tard, à l’endroit où je l’ai laissé (enfin, je préfère quand même ne pas me couper au milieu d’un projet, hein, mais avant de commencer la rédaction ou, comme pour le premier, à la charnière entre deux parties très différentes, c’est jouable).

Ouhlà, là je me dis que ce message n'est pas super clair. Note pour plus tard : ne pas écrire de message de blog quand j'ai mal à la tête.

3 commentaires:

Muriel a dit…

Qu'est ce que tu chantes bien ! ;-)

Roanne a dit…

Très intéressant ce billet ! Quelque part, il est rassurant aussi, il prouve que ce n'est pas "étrange" de changer de façon de faire d'un projet à l'autre et même plutôt normal. Dans ton cas, c'est efficace !
De quoi décomplexer les autres auteurs.
(puis tu as raison, la technique au service du texte, c'est une bonne approche)

Nadia Coste a dit…

@Muriel : seulement à l'écrit, hélas !

@Roanne : Ah ben si je peux décomplexer des gens, c'est cool !