Vus en vacances, pas dans les fedeylins mais ils auraient pu :

Des tarentes (énormes lézards qui portent bonheur)
Une mante religieuse ("C'est major Manny, jeune cadet !")
Voilà, sinon, mes interrogations toutes floues évoluent. Pour vous en dire plus — et avec une métaphore toute Robin Hobbesque — la question est de savoir si je veux que les fedeylins soient mon "Peuple des rennes" ou mon "Assassin Royal".
Idéalement, je vote "Assassin Royal" parce que, si je ne dois avoir qu'un seul livre publié, je ferais tout pour que ce soit celui-là. Oui, mais, le truc, c'est qu'il y a du travail à faire sur le style. Beaucoup. Je sais que je me suis améliorée et que j'ai une bonne base (l'univers plait et l'histoire aussi, ouf) mais j'ai fait de mauvais choix et je le paye aujourd'hui (ah, maudite voie passive choisie bêtement pour éviter de commencer toutes mes phrases par "je"). Donc, si je veux en faire un truc qui déchire, pète les rotules des mémés, et qui soit lu par tout plein de gens, faudrait que je le reprenne drôlement. Réécrire prèsque. Donc, au moins un an de boulot, à vue de nez.
Sauf que là, je suis fatiguée, j'ai envie d'écrire les élémentaires, de pouvoir mettre un point final aux fedeylins. En l'état, c'est un roman qui est "bien". (Je parle du tome I, hein). Il n'explose les rotules de personne, il plait bien. Il peut être accepté quelque part, si ça se trouve. Peut-être pas une grande maison (mais j'aime bien les petites aussi, ce n'est pas le même engagement) mais publié avec une zolie couverture et mon nom dessus. Ça me plairait assez. En terme de portée, on serait plus dans "le peuple des rennes". Pas mal, mais pas transcendant. Une porte ouverte pour placer les romans suivants.
Donc, soit je me contente d'un bouquin pas mal mais publié, soit j'essaye d'en faire un truc de-la-mort-qui-tue au risque d'avoir un refus quand même lors de la soumission.
Le plan de bataille actuel est le suivant :
1) Terminer les corrections de phase III Cocyclics, relire à voix haute pour corriger les tournures gerbicives (pour moi) et envoyer au concours roman jeunesse Michel Lafon (même si bon, c'est pas jeunesse, tout ça).
2) Corriger le tome II parce que bon.
3) Envoyer à peu de maisons d'éditions pour voir. Probablement le Pré-aux-clercs et Mille Saisons. J'avais eu de bons contacts à Epinal et je leur avais dit que je leur enverrais, donc, c'est moyen de repousser d'un an. Soit, ils trouvent les défauts trop gênants et ça me conforte dans l'idée de le reprendre complètement, soit ce n'est pas si gênant que ça et youpi, tralala, champ', nénuphou, tout ça.
4) A partir de fin septembre, travailler sur les élémentaires. Quoi qu'il se passe pour le concours, quoi qu'il se passe pour les autres soumissions, je mettrais les fedeylins de côté le temps d'écrire mon one-shot fantasy (qui, soyons réalistes, sera sans doute bien meilleur et plus facile à placer que ma dualogie de 1 700 000 signes).
5) Dans un an (ou deux, d'après Huggy), quand les élémentaires seront partis vivre leur vie chez les éditeurs, reprendre les fedeylins pour de bon. Le problème, c'est le risque que ce soit beaucoup plus difficile de m'y remettre (et la tentation de le laisser dans un tiroir sera grande). En plus, d'ici là, une nouvelle idée sera peut-être en phase de maturation et j'aurais plus envie de l'écrire que de corriger encore et encore... C'est un peu cette angoisse qui me titille. Est-ce que j'arriverais à ne pas y toucher le temps qu'il faudra ? Est-ce que j'arriverais à m'y remettre ?
Je sais que les fedeylins méritent d'être portés aussi haut que possible. Si, actuellement, c'est trop tôt, je ne dois pas me décourager. Leur temps viendra.