vendredi 15 juin 2012

Toujours plus loin, toujours plus haut

Quand on termine un roman et qu'on décide de demander à des bêta-lecteurs de se pencher dessus, c'est un peu comme si on devenait un sauteur en hauteur. On prend son élan, on court, on saute... et là, tandis qu'on opère la fameuse torsion du dos, le temps se suspend. L'attente commence.

Est-ce qu'on va se vautrer n'importe comment sur le tapis ? Est-ce qu'on va heurter la barre ? La faire tomber ? Est-ce qu'on va passer tout juste en frôlant la barre ? La faire bouger, et retenir notre souffle pour ne pas qu'elle tombe ?

En une fraction de seconde imaginaire (qui dure plusieurs jours/semaines/mois dans la réalité), tout est possible.

Aujourd'hui, je vous parle d'Ascenseur pour le Futur :

J'avais eu un premier retour (très) positif samedi dernier, et je viens de recevoir le deuxième avis que j'attendais.

Verdict ? Youhou ! Non seulement je passe la barre, mais au moins deux mètres au dessus ! Record personnel explosé !

Je me réceptionne sur le tapis d'une habile roulade, me redresse face au public qui m'acclame, et embrasse mes doigts pour envoyer des bisous en faisant le "V" de la victoire, les bras écartés.

Ouais.

Au moins.

C'est une sensation grisante que je ressens pour la première fois. J'espère que ce n'est pas la dernière ^^.

Et oui, parce que le problème du saut en hauteur... c'est que, à l'essai d'après, on essaye de franchir quelques centimètres de plus.

Histoire d'exploser un nouveau record !

10 minutes avec moi...

Je vous manque ? Alors je vous propose de passer dix minutes avec moi, devant le Magic Mirror des Imaginales, au bord de la Moselle (à Epinal). J'y parle des Fedeylins, bien sûr, de mon travail avec CoCyclics, des Yeux de l'Aigle, d'Ascenseur pour le Futur... Hop, c'est là !

[Attention, spoiler sur les 2 premiers tomes des Fedeylins !] 


mercredi 6 juin 2012

Beaucoup d'émotions aux Imaginales !


Il s'agissait de ma seconde participation aux Imaginales en tant qu'auteur. L'année dernière, j'avais l'impression de devoir faire mes preuves (après tout, je n'avais que mon tome 1 des fedeylins devant moi) et j'avais été surprise (en bien) de l'accueil chaleureux des autres auteurs : pour eux, si j'étais de ce côté de la table, c'est que je le méritais. Cette année, plus besoin de m'intégrer : je fais déjà partie de cette grande famille !
C'est une sensation incroyable, de se retrouver au milieu de tous ces auteurs reconnus, et d'être considérée comme une collègue. Je me suis même parfois sentie la reine du monde, quand des lecteurs venaient me faire signer non pas un tome, mais trois d'un coup !

J'ai eu le plaisir de rencontrer une partie des collégiens, professeurs et documentalistes qui s'étaient penchés sur "Les Rives du Monde" dans le cadre du PIC (Prix Imaginales des Collégiens). C'était très sympa. J'ai particulièrement apprécié les relations entre auteurs nominés : nous étions tous très heureux pour Charlotte Bousquet, qui a remporté le prix avec "Nuit Tatouée" et il y a eu beaucoup d'émotion lorsque nous sommes venus l'applaudir quand les collégiens lui ont remis le livre d'or confectionné autour de son roman.

D'autres émotions, différentes, lors du speed-dating de cette année : comme l'année dernière, j'étais près des candidats pour les rassurer et leur faire part de ma propre expérience, qui remonte à ma première venue aux Imaginales en 2009. Je me suis pris de plein fouet leur stress avant, leur sourire après, les quelques larmes quand la pression est trop forte, ou quand la conversation avec l'un des éditeur décourage, les petites phrases à l'air de grands coups de pieds pour ouvrir les portes ("il m'a donné sa carte !" "je dois lui envoyer le manuscrit complet !"). J'ai aimé être là pour voir ça.


 
Je suis aussi passée par tous les états durant le salon, à propos de mes Aiglons ! Le premier tome des Yeux de l'Aigle, à peine sortit, devait être là... mais il n'y était pas. Après avoir espéré, puis désespéré, les exemplaires sont finalement arrivés samedi après-midi (ce qui est mieux que pas du tout). Les aléas des salons ! Mais l'émotion à laquelle je ne m'attendais pas, c'est découvrir "en vrai" les lecteurs de cette trilogie. Autant, des adultes qui l'achetaient pour eux ou pour offrir, j'en avais déjà vu, autant quand un garçon de 9 ans s'arrête, bloque sur la couverture, m'entends expliquer l'histoire en 3 mots, et file chercher son papa pour le convaincre à son tour, c'est fort ! J'ai même eu un lecteur qui l'a commencé pendant le salon et est revenu m'en parler plus tard... j'adore !

Et puis, il y a les fous-rires. J'ai été bien entourée, cette année ! A ma gauche : Muriel Zürcher et Emmanuelle Nuncq. A ma droite, Eli Anderson, MaryJanice Davidson et Mercedes Lackey. Eh bien, ce n'était pas triste !!! C'est un plaisir de découvrir d'aussi belles personnes.

J'ai également croisé des auteurs que je connais déjà, avec qui je garde le contact via le net, mais que je retrouve avec plaisir au détour d'un salon pour échanger quelques mots. Même si nous n'avons jamais assez de temps pour discuter...

Sans oublier, bien sûr, mes chères grenouilles de CoCyclics ! L'occasion de trinquer pour annoncer mon départ de la permanence du forum... car d'autres aventures m'attendent !

mardi 29 mai 2012

Direction les Imaginales 2012 !

De jeudi à dimanche, vous pourrez me retrouver aux Imaginales, à Épinal !


Pour en savoir plus sur mon programme, voilà la page intéressante à noter : http://www.imaginales.fr/nadia-coste/


En bonus pour aujourd'hui, je vous invite à aller lire la petite interview sur Callioprofs où je parle des Yeux de l'Aigle et, bien sûr, des Fedeylins...

mercredi 23 mai 2012

Le syndrome du détail génial trouvé à la fin

Si vous êtes auteur, vous avez peut-être déjà fait face à ce syndrome :  le petit détail auquel vous n'avez pas pensé lors de la construction de votre roman mais qui, vers la fin de la rédaction, vous saute aux yeux. Parfois, il débloque quelque chose. Parfois, il renforce juste une idée. Parfois, il permet d'ajouter de l'émotion dans une scène... Dans tous les cas, il aurait dû être introduit depuis le début (ou presque) pour que l'effet fonctionne.

Eh oui ! Ce n'est pas d'un deus ex machina dont je parle, mais bien d'un détail auquel vous n'aviez pas pensé avant, mais qui vous semble évident (voire génial) quand il arrive.

Bref, "Ascenseur pour le Futur" est victime de ce syndrome.

Je viens de terminer le premier jet (c'est cool) mais grâce à ce petit-détail-de-rien-du-tout-mais-qui-change-tout, je vais avoir des ajustements à faire, de petites modifs, avant de le faire lire à mes lecteurs n°1 et 2 (ici, je pense à mon mari et à ma fille aînée).

J'en profiterai pour rajouter quelques descriptions qui manquent (96 % de dialogues, hum).

Autres romans, autres infos : je me plonge (en parallèle) dans les corrections éditoriales du tome 2 des Yeux de l'Aigle ("la reine des nuages") qui sort en septembre. Et ensuite... des fedeylins ! Tiens, ça faisait longtemps ^^
Bientôt les corrections du tome 4 ("L'Ombre des Pères" qui sort en octobre).

Hop hop hop, pas le temps de chômer !



dimanche 20 mai 2012

Ça sent l'écurie...

(Bon, donc comme vous l'avez vu, je n'ai pas trouvé le temps de programmer quoi que ce soit. Quiconque a une réclamation à faire sur ma fréquence de messages de blog peut s'adresser à ma Tchoupette)

What's new ? Eh bien j'arrive tranquillement à la fin du premier jet d'Ascenseur pour le Futur. Je me suis fixée 1000 mots par jour, du coup, ça progresse à bon rythme. Qu'il vente, qu'il neige, que des séries passent à la télé,  je fais mes 1000 mots.

Il me faudra une bonne relecture et quelques ajouts/rectifications en cours de route, mais, dans l'ensemble, ça correspond bien à ce que j'avais en tête.

Ça devrait tourner autour des 100 000 signes, donc un petit roman, vite lu !

Mes inspirations pour cette histoire, en trois affiches de film :







vendredi 11 mai 2012

"Les Aiglons" en librairie !

Et voilà ! "Les Aiglons" (le premier tome des yeux de l'aigle) est en librairie depuis hier ! Je suis fière ! 


À part ça, je n'ai pas beaucoup le temps de bloguer (alors que j'ai de quoi dire, hein !) mais j'ai une excuse (enfin, deux avec mon bébé) : j'écris ! "Quoi ?" me direz-vous ? Un nouveau roman jeunesse. Son nom de code ? "Ascenseur pour le futur". Ouais.

Avec un nom pareil, vous pensez voyage dans le temps, tout ça (et vous avez raison). Tiens, ça me rappelle une note de blog qui date de pffffouillalla, longtemps. J'y parlais d'écrire un roman avec des sauts temporels.


PS : je découvre que je peux maintenant planifier les messages de mon blog... bon, ben il n'y a plus qu'à trouver un créneau pour préparer quelques billets d'avance  (je vous entends ricaner dans le fond... si vous croyez que c'est facile !).