samedi 18 mai 2013

Le foot et moi

Cher lecteur, 

Alors que ma vie personnelle fait exploser mon programme à la grenade (je vous passe les détails, mais il est question de passages aux urgences et de béquilles), il est temps pour moi d'avouer publiquement quelque chose : j'écris des histoires avec du foot dedans.

Oui, je sais, ça vous fait un choc. Quoi ? L'auteur des si poétiques fedeylins oserait se compromettre avec un sport populaire ??? 
Ben oui. Mais en fait, tout s'explique (et c'est l'objet de ce message ^^).

D'abord, prenons les choses chronologiquement. Je continue mon coming-out, et j'avoue un autre détail : à l'école primaire, je collectionnais les vignettes Panini des joueurs de la ligue 1 (qui s'appelait encore la D1 à l'époque). Bon, d'accord, c'était sans doute plus pour avoir un sujet de conversation avec les garçons que par réel amour du foot, mais quand même.

Et puis, comme je l'ai dit souvent en interview, moi, j'aimais pas lire : j'étais la sportive de la famille (rôle que je m'étais un peu donné toute seule pour ne pas me mettre en concurrence avec ma sœur, qui écrivait des bouquins à 14 ans, elle). J'ai fait du judo (un peu), toutes sortes de danses (mais principalement du Modern Jazz), et, surtout de la GRS (qui s'appelle maintenant de la GR). Au moins 7 ans, avec des compets en finale des championnats de France par équipe, quand même. Toute seule, mon engin préféré était le ballon (ça ne s'invente pas), et j'ai même été jusqu'en demi-finale une année ! Malheureusement, mon cœur n'était pas adapté pour ce genre de pratique, et quand j'en ai eu marre que ça me fasse plus de mal que de bien, j'ai arrêté.

Revenons au foot. Je me souviens de l'année 95, en particulier. Pour une bonne raison : ma sœur venait de partir faire ses études à Nantes, et il se trouve que c'est le club qui a gagné le championnat, juste devant l'OL (rappelons pour ceux qui n'ont pas suivi que je suis de Lyon). J'entrais au lycée, et, pour la première fois, j'avais des amis qui suivaient vraiment le championnat (écharpes de supporters au quotidien, hein). Bref, j'ai aussi suivi cette année là, à la fois pour m'intégrer mais surtout par fierté locale (l'OL n'était pas encore le club qu'on connait aujourd'hui !). [note : j'ai appris aujourd'hui que Nantes remonte en ligue 1, je suis super contente pour eux ! Affectivement, ça me ramène à cette période]

Ensuite, j'ai rencontré mon mari (qui ne portait pas d'écharpe de supporter au quotidien, mais dont la passion pour le foot m'a obligée à aller me geler les fesses à Gerland "pour voir"). Il a essayé de m'expliquer les subtilités du hors-jeu, et des trucs évidents pour toute le monde mais qui ne l'étaient pas pour moi (genre, l'ordre dans lequel on annonce les équipes qui indique laquelle des deux reçoit...). Ce n'était pas encore la passion totale pour moi, mais je me suis découvert une tolérance (que je ne soupçonnais pas) pour ce sport où des mecs en shorts courent après le même ballon.

Et puis, il y a eu la Coupe du Monde 98.
Les petits malins qui me connaissent bien (et lisent les petites lignes du blog), savent que c'est l'année où j'ai commencé à écrire. Ce que personne ne sait, c'est que je me suis "autorisée" à écrire... début juillet 98. C'est à dire la semaine qui s'est terminée par le fameux 12 juillet (où je ne vous fait pas l'affront de vous rappeler ce qui s'est passé).
Le souvenir est très clair dans ma mémoire parce que cette semaine là, j'étais en vacances à Cannes, dans l'appartement de mon Grand-Père, avec ma famille et mon amoureux (qui n'était pas encore mon mari). Je me souviens encore de notre descente dans les rues après la victoire, de cette foule en liesse, partout, des voitures de luxe aux ailerons cassés (parce que c'était un beau n'importe quoi, aussi, mais c'était FUN).
Et je sais, que c'est cette même semaine que j'ai acheté mon premier cahier dans la librairie-papeterie de la rue Meynadier, cahier dans lequel j'ai tout de suite écrit mon premier plan détaillé chapitre par chapitre de mon tout tout premier roman.

Quelque part, maintenant, je peux analyser avec un peu de recul un élément important : cette semaine-là, tout était possible. 
Moi qui avais toujours eu des histoires en tête mais ne me sentais pas assez bonne (à l'école, en orthographe, par rapport à ma famille, etc), hé bien, cette semaine là, prise par ce que faisaient "nos" bleus, j'ai oublié les barrières qui m'empêchaient de me lancer dans l'écriture. Ils y arrivaient... pourquoi pas moi ?

C'est fou, non ?
Bref, vous comprenez un peu mieux, je pense.

Mais il reste un autre point important. 
Si vous avez suivi, vous savez que j'ai écrit les Yeux de l'Aigle pour ma fille aînée, parce qu'elle râlait d'être trop petite pour lire les fedeylins. 
Alors, pourquoi j'écris des histoires avec du foot dedans, maintenant ? Pour la personne qui a actuellement les orteils qui dépassent d'un plâtre : mon fils de 8 ans.
Ce garçon est quasiment né avec un ballon dans les pieds (à 18 mois, il a passé une semaine à s'entraîner à faire des têtes, jusqu'à y arriver parfaitement. La semaine suivante, c'était des amortis de la poitrine. Vous voyez l'idée). Bref. Cet enfant ne jure que par le foot. Et il ne lit pas. Ou alors, des histoires de foot. Donc, si je voulais pouvoir lui faire partager des histoires à moi... je ne continue pas, je crois que vous avez le topo complet.

Si tout va bien, maintenant, vous trouverez ça complètement normal de ma part.
Et vous pourrez dire à vos amis qui s'étonneront : "NB ? Ben oui, attends, elle collectionnait les vignettes Panini quand elle était gamine et elle a commencé à écrire grâce à la coupe du Monde 98... Tu le savais pas ?"

samedi 11 mai 2013

La fin du premier jet d'AppliAuras

Cette fois-ci, c'est bon : j'ai officiellement terminé le premier jet d'AppliAuras. 

Comme je le craignais, il est plus court que prévu (dans les 230 000 signes), mais l'avantage *ha ha* c'est que comme j'ai beaucoup de retravail à faire pour arriver à une V2 lisible (parce que là, non), eh ben il y a des chances qu'il gonfle un peu au passage (je suis à peu près sûre qu'il manque plein de choses).

C'était assez étrange de travailler sur ce roman. Pour ceux qui n'ont pas suivi, j'avais écrit une version complètement différente en 2010, que j'avais fini par abandonner pour plusieurs raisons (d'abord, parce qu'il y avait beaucoup trop de boulot pour en faire quelque chose de bien en l'état, parce qu'il y avait deux histoires en une, que j'avais d'autres choses à écrire qui me donnaient plus envie, et, aussi - surtout - parce que je ne me faisais pas assez plaisir sur ce texte).

Il aura donc fallu trois ans pour que je m'y replonge (ce que je n'aurais peut-être pas fait si je n'avais pas trouvé cet angle d'attaque différent). Au final, ça n'a quasiment rien à voir.

Je ne sais pas si c'est mieux. En tout cas, j'y ai pris plus de plaisir !

Maintenant, je me fais une pause bouquins pour faire descendre la PAL (et vider la tête) de façon à pouvoir attaquer les corrections d'autres textes qui attendent ! Je laisse reposer les auras au moins une bonne semaine avant d'y retoucher avec un oeil (presque) neuf.

dimanche 5 mai 2013

J'ai pas fini...

Dimanche soir, 23h : je n'ai pas terminé le premier-jet des auras. 

C'est pas faute d'avoir essayé, mais alors cette semaine, c'était juste pas possible. Enfin, je ne suis pas bien loin de la fin quand même (et si je n'étais pas partie dans une mauvaise direction lors de mon avant-dernière séance d'écriture, ce serait bouclé. Mais bon, il a fallu détricoter et retricoter, alors c'est plus long).

En tout cas, je suis ravie de la séance de dédicaces à la librairie CoLibris de Meyzieu samedi ! Vraiment très sympa (c'est toujours quitte ou double, les dédicaces en librairie). Ben là, je n'ai pas vu le temps passer, j'ai échangé avec plaisir avec des lecteurs aux âges et aux envies très différentes, et j'ai beaucoup dédicacé ! (faut dire que certains se laissaient tenter et par les Yeux de l'Aigle [toute la trilogie] ET par les Fedeylins [plusieurs tomes !]). Mon poignet a bien chauffé, et mes tampons ont bien servi !

Quel bonheur de voir des libraires indépendants aussi enthousiastes et motivés ! Et je les écoutais parfois conseiller leurs clients : ça me rappelait pourquoi j'avais failli faire ce métier il y a longtemps...


jeudi 2 mai 2013

Le Dernier Prisonnier en librairie !

C'est aujourd'hui que sort "Le Dernier Prisonnier", ultime tome de la trilogie "Les Yeux de l'Aigle" !

Précipitez-vous chez votre libraire pour connaître la fin des aventures de Cap'taine, Princesse, Boussole et Doudou !


Une lecture testée et approuvée par des lecteurs exigeants !


Et n'oubliez pas la dédicace de samedi à Meyzieu !  
Rendez-vous à la librairie CoLibris entre 15h et 18h !!!


Hey ! Je le reconnais, celui-là, c'est le tome 1 !!!

lundi 29 avril 2013

Des auras et des ebooks

Alors, où en suis-je ? 

J'ai rédigé 200 000 signes sur les Auras [AppliAura ou, de son petit nom secret : "Tout un tas de nuances de rouge"]. C'est mon texte le plus long depuis longtemps (presque à égalité avec la première partie du Premier). Ça fait drôle, et en même temps, ça me semble relativement normal.
Il me reste encore autour de 50 000 signes pour finir (je pensais plus, mais en fait non).

Le rythme est bon. Par contre, il y aura vachement de boulot sur ce premier jet, ça, c'est sûr ! (ça aussi, ça fait longtemps que ça ne m'est pas arrivé. De là à dire que je suis plus efficace/cohérente/que je suis davantage mon plan à la lettre quand il s'agit d'un texte plus court... il n'y a qu'un pas).

Sinon, entre les vacances de mes grands, et leur anniversaire à préparer, ce n'est pas la période la plus propice pour travailler, mais j'arrive à voler deux heures par jour au moins, alors ça avance quand même. Si tout va bien, je terminerais à la fin de la semaine.

Ma fille aînée va avoir dix ans (et ça me fout un coup de vieux, mais ce n'est pas la question), elle adore bouquiner mais on a découvert qu'elle avait sans doute une allergie à un composé de l'encre d'imprimerie (joie). Du coup, le beau cadeau qu'on lui prépare, c'est une liseuse !

Moi qui suis plutôt du genre vieille réac quand on parle du numérique (vous voyez les gens qui disent "non, mais l'odeur du papier, quoi ! Pis c'est pas pareil...") et bien je suis obligée de me pencher dessus pour elle... et vous savez le pire ? Quand j'ai reçu et allumé sa liseuse... et ben j'ai fondu comme une glace au soleil. C'est beau, c'est pratique, ça me fait rêver rien que d'imaginer partir en vacances avec un tout petit objet plein de bouquins avec possibilité d'acheter des livres depuis n'importe où si on tombe en rade !
Quand on voit l'effet de l'encre électronique, on comprend tout l'intérêt, en fait.
Et c'est le genre de truc dont on ne peut pas se rendre compte tant qu'on a pas essayé. Vieille réac, peut-être, mais capable de reconnaître quand elle a tort.

J'ai eu aussi le deuxième effet kiss-kool : les logiciels qui plantent, les DRM àlacon qui font qu'on ne peut pas ouvrir le fichier qu'on vient de payer... ça refroidit un peu. Mais pas trop parce qu'après, il y a plein de copains qui ont déjà testé et qui donnent des tuyaux pour s'en sortir !
Big up, Internet !

Sur ce, j'arrête de dire des bêtises et je vais me coucher. Une rude semaine à base de ménage, courses, gâteaux, emballages de cadeaux, fêtes de famille avec moults enfants excités, m'attend, et, au milieu de tout ça, j'ai un personnage à l'hôpital, un autre qui a des ennuis avec les flics, et un troisième qui risque de mal finir, dont il faut que je m'occupe...




Note : j'utilise le terme "ebook" dans le titre de ce message mais j'aime beaucoup le mot trouvé par l'excellent Lionel Davoust : Livrel. Je vous conseille d'ailleurs la lecture de son blog (et pas que pour la question des livres électroniques).

vendredi 19 avril 2013

[Lecture] Méto (trilogie), Yves Grevet



Résumé du T1 (pour ne pas spoiler tout) :

Soixante-quatre enfants vivent coupés du monde, dans une grande maison à l'organisation très stricte. Chacun d'eux sait qu'il devra en partir lorsqu'il aura trop grandi. Mais qu' y-a-t-il après la Maison ?

Mon avis :

Je m'étais plus ou moins promis d'arrêter les chroniques de lecture sur le blog (parce que je ne suis pas critique littéraire, comme le libellé de cette catégorie là-bas en dessous le précise chaque fois) donc je vais faire court, parce que j'ai quand même envie de vous parler de Méto, la trilogie d'Yves Grevet : 

C'est de la bonne.

Voilà. C'est mon avis court et concis.

J'avais croisé l'auteur (très gentil) au salon de Lyon 3ème et hésité (il y avait une superbe intégrale avec des dessins en bonus et tout). Finalement, mon budget et ma PAL avaient gagné. Mais quand j'ai à nouveau croisé les bouquins à la biblio... j'ai craqué. Et j'ai dévoré chaque tome avec grand plaisir (maintenant, je regrette drôlement de ne pas avoir craqué sur une intégrale dédicacée [mais je l'aurais un jour !]).

Ça m'a fait penser par moments à "De l'autre côté du mur" d'Agnès Marot (à paraître, mais moi, je l'ai bêta-lu, nananère !!!). J'y ai surtout retrouvé des aspects qui m'avaient plu dans Hunger Games ou Uglies, mais avec un héros masculin et un rythme assez différent (plus proche de ce que j'aurais pu écrire moi). En gros, c'est une histoire que j'aurais aimé écrire mais qui est suffisamment loin de mes propres thèmes pour savoir que je ne l'aurais jamais fait !


J'ai tout particulièrement adoré décrypter les énigmes, et le principe des lits qui "craquent"... à découvrir !

jeudi 18 avril 2013

AppliAuras : Le casting !

Alors que j'approche de la moitié du premier jet d'AppliAuras (note : je ne suis plus vraiment convaincue par ce titre, vu la direction que prends le texte), il est temps de s'amuser un peu avec les personnages !

Je prépare donc un petit casting, histoire de les visualiser un peu mieux ! (je sais que vous aimez-ça ^^)


Alors, l'héroïne, Chloé, pourrait-être jouée par Michèle Trachtenberg  (qui a drôlement grandit depuis Buffy ^^). [oui, je confirme, c'est enfin un personnage principal de sexe féminin, c'est assez rare dans mes écrits pour être souligné].

Petit extrait la concernant (il s'agit des premières phrases du bouquin, et oui, je sais, ça ne colle pas avec cette photo où elle est trop belle) :

"Chloé n’aimait pas ses hanches, qu’elle trouvait trop larges. Elle n’aimait pas son ventre, pas assez plat. Ni ses seins, trop petits. Ni ses cheveux châtains d’une banalité affligeante, trop raides alors qu’elle les aurait voulus ondulés. Ni ses yeux marron, qu’elle aurait préférés bleus. Non, Chloé n’aimait pas grand-chose, chez elle, à part son aura bleue qu’elle n’aurait échangée contre rien au monde."


Pour Jodie, son amie : Amandla Stenberg (qui jouait Rue dans Hunger Games). Même si Jodie a les dents du bonheur, en fait (et pas elle, mais c'est pas grave). Pis bon, c'est quand même un personnage plutôt secondaire.

Concentrons-nous maintenant sur les garçons !!! Eux, ont vraiment de beaux rôles.

Pour le coup, j'ai cherché sur Internet des "gueules" qui peuvent coller, mais je ne connais pas bien ces acteurs :


Chris Pine (le Captain Kirk dans le reboot de Star Trek) en Ben dit "le beau gosse". Pas mal, non ? Si je vous dit que son perso fait craquer toutes les filles, vous y croyez ? ^^
Sauf que, malheureusement, il embrasse comme un pied... On ne peut pas tout avoir !


Et pour Florent, le meilleur ami de Ben, un gars gentil, timide, qui se révèlera plutôt intéressant au fur et à mesure de l'évolution de Chloé, j'ai beaucoup hésité, mais pourquoi pas David Kross (un acteur allemand vu dans "The Reader") ?